Cette convention signée avec BGE [1], oriente cette nouvelle étude du Céreq sur la problématique du développement de l’entrepreneuriat et du travail indépendant.

 Le Céreq et BGE, premier réseau en France à l’appui à la création ou à la reprise d’entreprises, viennent de signer une convention de partenariat pour la mise en œuvre d’un programme d’études, reconductible sur trois ans. Celui-ci vise en 2017 un double objectif : celui d’expertiser la base de données de BGE pour apprécier et mettre en valeur le potentiel de cette source ; celui de réaliser une première enquête quantitative pour en compléter les informations qu’elle ne peut produire sur le devenir des bénéficiaires.

Par le biais de cette nouvelle convention, le Céreq investit la problématique du développement de l’entrepreneuriat et du travail indépendant qui sont aujourd’hui deux notions au cœur du débat public.

Observateurs et décideurs y voient en effet des issues possibles à la crise de l’emploi des jeunes, à la résolution des situations de chômage des adultes et à l’adaptation des actifs occupés dans une économie innovatrice, compétitive et mondialisée. La dynamique de création d’entreprise, et notamment la TPE ou PME, est par ailleurs associée à l’essor du numérique[2].

Ainsi ce programme d’études alimente la réflexion des groupes de recherche et de production (GRP) que le Céreq a mis en place sur ces sujets en questionnant le développement économique, l’innovation et les stratégies d’entreprise.

Outre l’exploitation de données originales sur la création d’entreprise, via la base BGE, les résultats attendus fin 2017 des enquêtes internet réalisées par le Céreq fourniront des informations nouvelles et /ou manquantes sur le devenir notamment des non créateurs. Sont également attendues des informations sur la perception par les bénéficiaires de l’utilité des programmes BGE qu’ils ont suivis dans leurs situations actuelles.

Par la suite, des études complémentaires pourront être réalisées, en fonction des ressources disponibles, selon un programme prévisionnel commun qui pourrait concerner :

-          En 2018, des approfondissements des tendances révélées par les travaux entrepris en 2017, notamment sur la dimension du numérique ;

-          En 2019, un investissement dans des enquêtes qualitatives auprès des créateurs d’entreprises.

Contact : Claudine Romani

 L’équipe :

-          Isabelle Marion

-          Emmanuel Quenson

-          Stéphane Michun

-          Florence Ryk

-          Philippe Trouvé

-          Joaquim Hass

 

[1]BGE accompagne chaque année environ 18 000 créations-reprises générant près de 30 000  nouveaux emplois au démarrage. Réparti sur l’ensemble du territoire métropolitain, le réseau BGE est constitué de 550 points d’accueil. Il contribue ainsi au développement économique des territoires par sa proximité aux futurs entrepreneurs. Des actions diversifiées d’accompagnement sont réalisées par BGE. Elles se déroulent tout au long du processus de création, du premier accueil des porteurs de projet au plan de croissance de la TPE. Elles visent à sécuriser l’initiative entrepreneuriale et à conduire à la réussite des personnes aux profils variés, avec pour préoccupation une démocratisation de l’acte d’entreprendre. Les effets de l’accompagnement s’apprécient certes par le nombre de création et de développement de TPE mais également le retour facilité vers l’emploi pour les publics n’ayant pas abouti dans leur projet entrepreneurial et ayant néanmoins bénéficié d’apports en compétences durant leur parcours préparatoires.

 

[2] cf. Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, Direction Générale des Entreprises (2016), « Améliorer sa performance grâce aux technologies numériques. Guide méthodologique ».

 

Autres articles

 
Haut de page