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1ère partie : De nouvelles pratiques durables, de nouvelles perspectives pour l’emploi et la formation

Valorisation des produits organiques par méthanisation : quels besoins en termes d’emplois et de formation ?

Initié il y a une dizaine d’années, le développement des unités de méthanisation en France suit une progression discrète, disparate selon les régions, mais néanmoins constante. Certes la filière méthanisation agricole, avec 184 unités installées, apparaît la plus prometteuse mais plusieurs installations, déjà en fonctionnement ou encore en projet, cherchent aussi à valoriser les déchets ménagers et industriels ainsi que les boues d’épuration. La problématique des gisements organiques, de leur repérage, de leur organisation et de leur gestion est donc centrale mais, à l’autre bout de la filière aussi, des questions cruciales se posent. Le biogaz produit par la méthanisation peut en effet être valorisé de différentes manières : production d’électricité et de chaleur combinée dans une centrale en cogénération, production de chaleur consommée à proximité du site de production, injection dans les réseaux de gaz naturel après une étape d’épuration, voire transformation en carburant sous forme de gaz naturel pour les véhicules (GNV). Outre les questions d’adaptation des formations aux besoins des différents types d’exploitants, l’étude aborde également les freins au développement de la filière qu’il s’agisse de la  lourdeur des procédures d’installation, les réticences de la population environnante, de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs majoritairement étrangers, ou encore de la déconnexion entre les utilisateurs et les ingénieurs concepteurs. Sur la base des entretiens réalisés, cette étude montrera comment les ressources humaines peuvent contribuer à tendre vers les objectifs fixés au plan énergie méthanisation autonomie azote qui prévoit d’atteindre 1000 méthanisateurs à la ferme d’ici 2020.

 

Résultats : premier trimestre 2016

Contact : Stéphane Michun – chargé d’études,  centre associé au Céreq, Montpellier – stephane.michun@univ-montp3.fr

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