Des chercheurs du Céreq ont comparé les politiques de formation et d’emploi de trois branches professionnelles, à travers les rôles et les pratiques des instances qui les élaborent et les mettent en œuvre (observatoires, organismes collecteurs des fonds de la formation, commissions paritaires emploi-formation). 

Ici sont exposées les types de régulation en cours dans ces branches . Un complément au Bref n° 338.

Cette étude s'inscrit dans l'ensemble des travaux présentés lors de la quatrième Biennale du Céreq.

 

Le rôle de la branche professionnelle évolue dès les années quatre-vingt, vers une fonction  de services aux entreprises. L’expertise des acteurs en matière de prospective des  besoins de formations et d’emplois s’est ainsi instituée, soutenue par des dispositifs publics.  La crise de 2008, notamment, a renforcé le rôle de « centre de ressources » joué par les branches professionnelles pour  les entreprises. Aujourd’hui, sur le champ de l'emploi et de la formation, les branches  sont devenues pour l'Etat un levier ou un relais majeur des politiques publiques.

 

L’étude d’Alexandra d’Agostino, Maël Dif-Pradalier et de Nathalie Quintero, publiée dans nos collections Bref et Net.doc apporte un éclairage sur :

- la manière dont ces branches professionnelles sont structurées en instances patronales et paritaires (structuration de l'institution),

 - les mécanismes à l’œuvre dans le pilotage des politiques emploi-formation par les acteurs de branche (rôle de la CPNE*),

 - les régulations en termes d’emploi et de formation (règles et contenu des négociations),

- l’outillage dont elles se dotent et qu’elles mobilisent dans le cadre du déploiement de leur politique emploi-formation (OPCA*, OPMQ*, dispositifs de politique publique),

- la diversité des dynamiques internes qui animent les partenaires sociaux et les niveaux de structuration différenciés qui s’articulent avec la mobilisation d’un outillage spécifique.

 

A partir de ces politiques mises en œuvre, les auteurs  identifient des configurations particulières dans ces trois branches étudiées :

- une régulation forte pour anticiper les problématiques de gestion des compétences et d’organisation des mobilités intra et inter branches dans la chimie ;

- une régulation forte au service de la professionnalisation dans le recyclage-récupération ;

- une faible régulation assurant la flexibilité du « marché interne » de la branche dans la restauration rapide.

Ainsi, les réponses apportées par les acteurs de branche aux enjeux emploi-formation sont chaque fois d’une grande spécificité, que cela soit  en termes de régulation de branche, de gestion de la main-d'œuvre, de construction des qualifications ou de recours au marché du travail.

 

(*) CPNE : Commission paritaire nationale de l'emploi. OPCA : Organisme paritaire collecteur agrée. OPMQ : Observatoires prospectifs des métiers et des compétences.

 

Contact service presse et auteurs

 

Pour en savoir plus

L'appui des branches professionnelles aux entreprises : trois logiques d'action
Alexandra d'Agostino, Maël Dif-Pradalier, Nathalie Quintero.
Bref, n° 338, 2015, 4 p.

 

Diversité des branches professionnelles en matière de politiques d'emploi et de formation
Alexandra d'Agostino, Maël Dif-Pradalier, Nathalie Quintero.
Net.Doc, n° 135, 2015, 140 p.

 

Mais aussi : La reconnaissance des diplômes dans les classifications de branches - Des évolutions sans révolution.
P. Caillaud, N. Quintero, F. Séchaud. Bref, n° 339, 2015, 4 p.

 

D'autres publications sur cette thématique.

 

Programme de la Biennale du Céreq (7 octobre 2015. Paris).

 

 

 

 

Consulter l'ensemble des études présentées dans la rubrique Focus.

 

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