Métiers verts, métiers de l’environnement, éco-activités, métiers de la nature… la terminologie utilisée pour qualifier les métiers liés à l’environnement est variée, non stabilisée, et ne recouvre pas toujours les mêmes champs d’activités. Mais ce foisonnement terminologique traduit la prise en compte grandissante des considérations écologiques dans tous les secteurs de l’économie. Cette sensibilisation accrue à la protection de la nature, la prévention et la gestion des risques naturels et industriels, permet un essor certain aux métiers de l’environnement. Ceux-ci attirent de plus en plus de jeunes mais contrairement aux idées reçues, peu d’entre eux sont exclusivement dédiés à la préservation de la nature.

Les professions de l’économie verte distinguent les métiers liés à l’environnement (métiers verts) et les métiers pouvant nécessiter de nouvelles compétences pour répondre aux enjeux de l’économie verte (métiers verdissants).

 

}

Métiers verts

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) définit les métiers verts ou les « cols verts » comme des « emplois dans l’agriculture, l’industrie manufacturière, la recherche et développement, l’administration et les services qui contribuent de manière substantielle à préserver ou à restaurer la qualité de l’environnement. Il s’agit en particulier, mais pas uniquement, des métiers qui participent à préserver les éco-systèmes et la biodiversité ; à réduire la consommation d’énergie, de matières premières ; à décarboniser l’économie ; et à minimiser ou à éviter toute forme de déperdition et de pollution » (1). Les métiers verts seraient donc présents dans tous les secteurs de l’économie et par définition transversaux. Selon cette définition, ils incluent les technologies, produits et services qui réduisent les risques environnementaux, la pollution et l’utilisation des ressources.

Métiers verdissants

Aujourd’hui, nombreux sont les professionnels issus de secteurs très variés qui cherchent à limiter les impacts de leur activité sur l'environnement. Cette  nouvelle sensibilisation à l'environnement et au développement durable fait apparaître de nouvelles compétences et “verdissent” ainsi certains métiers pour répondre aux nouveaux enjeux de la croissance verte. Les deux tiers s’exercent dans des activités sans lien direct avec l’environnement. Le « verdissement » ne concerne pas toutes les professions de la même façon.  Certains professionnels du bâtiment et des transports, notamment en raison de l’évolution de la réglementation due au Grenelle de l’Environnement, doivent acquérir de nouvelles connaissances environnementales..(2)

 

(1) Worldwatch Institute, Cornell Labour Institute. Green Jobs: Towards Sustainable Work in a Low-Carbon World. Washington : UNEP, Septembre 2008, 350 p.

(2) Ast, Dorothée, Margontier, Sophie. Les professions de l'économie verte : typologie et caractéristiques. Dares Analyses-Dares Indicateurs, n° 18, Mars 2012, 13 p.

Greffet Pierre, Mauroux Amélie, Ralle Pierre , et al. Définir et quantifier l'économie verte. Paris : L'économie française, Insee Références, 2012, 19 p.

 OCDE. Vers une croissance verte. Paris : OCDE, Mai 2011, 150 p.

 

Mis à jour le 21 juin 2012

Haut de page