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Employé·es et ouvrier·ères dans la formation professionnelle au XXe siècle

Arras, 23 mai 2018 | journée d'études

Journée d'études : "Employé·es et ouvrier·ères dans la formation professionnelle au XXe siècle"


Journée d'études sur le thème Employé·es et ouvrier·ères dans la formation professionnelle au XXe siècle, organisée par les laboratoires CREHS et LARHRA à l'université d'Artois le 23 mai 2018. Journée organisée par Gérard Bodé (ENS de Lyon - LARHRA), Stéphane Lembré (ESPE Lille Nord de France - CREHS) et Marianne Thivend (Université Lyon 2 – LARHRA.

 

L’histoire des enseignements techniques et professionnels, définis comme les institutions destinées à la transmission de savoirs et de savoir-faire à visée professionnelle, a progressé depuis un quart de siècle grâce à des inventaires et des monographies d’institutions à l’importance et à la pérennité très variables, et en soulignant l’ancienneté comme la diversité des initiatives et des promoteurs. Malgré les enquêtes qui restent à mener au niveau local, on dispose désormais d’une bonne connaissance de la chronologie générale de ces enseignements dont le développement n’a jamais été parfaitement linéaire. Parmi les promoteurs de ceux-ci, le rôle des patrons et des organisations patronales a été souligné, tandis que plusieurs secteurs professionnels ont fait l’objet d’enquêtes précises.

Beaucoup reste à faire cependant pour comprendre les transformations de la formation au travail – incluant, à côté des institutions d’enseignement technique et professionnel, divers dispositifs d’apprentissage initiaux et continus –, à la rencontre de logiques techniques, économiques, culturelles ou politiques. Les professeurs et formateurs sont encore relativement mal connus, de même que les savoirs et savoir-faire mobilisés ou transmis.

Plus encore, les publics de la formation restent dans l’ombre. Or, dans ce dernier cas, la situation actuelle dans laquelle les élèves et apprentis de la filière professionnelle sont en situation de relégation dans le système éducatif pèse lourdement sur les représentations dominantes. Ce rapprochement devenu presque naturel entre la fréquentation de l’enseignement professionnel et l’échec scolaire, outre qu’il repose sur une schématisation qui masque la diversité des parcours, fait courir le risque de ne pas pouvoir comprendre les transformations de ces formations sur le temps long. En plaquant les analyses du présent sur les réalités du passé, on tend à opposer sans nuance les difficultés actuelles et les réussites anciennes, à l’image de la réussite professionnelle des anciens élèves des écoles d’arts et métiers au XIXe siècle ou de « l’âge d’or » qu’aurait représenté l’enseignement technique dans les années 1950, avant sa pleine intégration dans le système éducatif.

Ce projet de journée a pour objectif principal d’aborder les rapports entre mondes du travail et formation professionnelle, en cherchant à déplacer le regard vers les ouvriers et les employés, « élèves » de la formation professionnelle sous différents statuts (notamment avec ou sans contrat d’apprentissage) et dans des conditions effectives qui restent très largement à explorer.

 

 

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