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Exploitation des déclarations fiscales 24-83 : les résultats de l'année 1995

Cette page est scindée en trois parties :

1. Les résultats nationaux

2. Les résultats sectoriels

3. Les résultats régionaux

 

1. LES RÉSULTATS NATIONAUX

 

Les résultats montrent un retournement de tendance du TPF en 1994. Il est principalement le fait des grandes entreprises (plus de 500 salariés).

Parallèlement au retournement de tendance du TPF, on constate que le taux de stagiaires continue à progresser, tandis que la durée moyenne des stages poursuit son déclin : de plus en plus de salariés sont formés, mais au cours de formations de plus en plus courtes (42 heures en moyenne).

La structure des dépenses de formation est relativement stable dans le temps. En 1995, 34 % des dépenses de formation étaient allouées au poste "rémunération des stagiaires, transport et hébergement" et 20 % aux dépenses issues de conventions.

 

Quelques indicateurs selon la nature des actions de formation des entreprises en 1994 et 1995 (hors bilans de compétence)

Ce tableau met en évidence le très faible poids des congés individuels de formation (CIF) qui ne mobilisent que peu de stagiaires (1 % de l'ensemble des stagiaires). Le taux d'accès à la formation (nombre de stagiaires/nombre de salariés) est de 0,3 % pour les CIF alors qu'il est de 34,7 % les actions relevant du plan de formation. Ces dernières sont les formations les plus courtes : 39 heures en moyenne.

 

Taux d’accès à la formation par sexe et répartition des stagiaires par âge et sexe en 1995 (Plan de formation, CIF et alternance)

Le taux d'accès à la formation est pour les hommes de 36,1 %, alors qu'il est de 32,7 % pour les femmes. 65,3 % des stagiaires sont de sexe masculin et complémentairement 34,7 % de sexe féminin. Le maintien de cette inégalité entre hommes et femmes face à la formation continue peut s'expliquer en partie par le fait que les femmes occupent plus souvent que les hommes des emplois peu qualifiés.

La répartition par âge montre une forte prégnance des salariés d'âge moyen puisque 65,6 % des stagiaires ont entre 25 et 45 ans (42 % sont des hommes et 24 % des femmes). Les jeunes stagiaires sont peu nombreux (9,3 % des stagiaires).

 

Données générales par taille d'entreprises en 1995

La formation en entreprise n'est pas un phénomène monolithique, mais bien au contraire, une forte hétérogénéité existe selon les entreprises. Un des moyens pour apprécier celle-ci est de prendre en compte la taille des entreprises. Un autre moyen sera de prendre en compte le secteur.

On constate que le TPF varie considérablement en fonction de la taille de l'entreprise. Dans les petites entreprises, il se situe juste au-dessus de l'obligation légale (1,5 %). Les très grandes, elles, forment bien plus que ce que la loi leur impose. Ceci est également visible sur le pourcentage d'entreprises formatrices (entendues ici comme ayant au moins un stagiaire) : 28,2 % des entreprises de petite taille sont formatrices contre 96,1 % des très grandes entreprises.

 

Les taux d'accès par catégorie socio-professionnelle selon la taille des entreprises en 1995

Ce clivage peut être affiné en introduisant la catégorie socio-professionnelle des salariés. Il apparaît alors que les écarts concernant l'accès à la formation des différentes catégories de salariés se réduisent avec l'accroissement de la taille des entreprises. Plus la taille est élevée, plus l'effort de formation est intense et mieux il est réparti entre les catégories de salariés. Ceci implique qu'au regard de l'accès à la formation, il n'est pas similaire d'être employé dans une petite entreprise et de l'être dans une grande. 44,5 % des employés des très grandes entreprises ont suivi une formation alors que c'est le cas pour seulement 8,4 % des employés des petites entreprises.

 

 

2. LES RÉSULTATS SECTORIELS

Une seconde manière d'appréhender l'hétérogénéité des pratiques des entreprises en matière de formation continue et de s'intéresser aux comportements sectoriels. Bien entendu des clivages existent au sein même des secteurs notamment du fait de la taille des entreprises, mais la comparaison intersectorielle permet la prise de conscience des fortes disparités existantes.

 

Les tableaux ci-dessous montrent que si pratiquement tous les secteurs se placent au-dessus de l'obligation légale, une logique "main-d'œuvre" apparaît. En effet, les secteurs de main-d'œuvre sont les secteurs formant le moins tandis que les secteurs plutôt capitalistiques sont ceux qui forment le plus.

Données financières selon les secteurs d'activité économique (NAF 60)

Données physiques selon les secteurs d'activité économique (NAF 60)

 

 

3. LES RÉSULTATS RÉGIONAUX

Ces résultats sont construits sur le principe de la déclaration faite par les entreprises à leur siège social. La ventilation régionale surestime l'effort de formation réalisé dans les régions concentrant les sièges sociaux des entreprises. L'effort réel de formation réalisé dans les établissements est donc attribué à la région où se trouve l'unité de l'entreprise effectuant la déclaration.

 

Évolution des principaux indicateurs selon la région (compte tenu de la localisation des établissements de 50 salariés et plus en France métropolitaine) :

Évolution du taux de participation financière (TPF) et du taux d'accès à la formation  

Effort physique et durée moyenne de formation  

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