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Exploitation des déclarations fiscales 24-83 : les résultats de l'année 2000

Vous trouverez ci-dessous :

1. Les résultats nationaux

2. Les résultats sectoriels

 

 

1. LES RÉSULTATS NATIONAUX

 

Dans le prolongement des années précédentes, le taux de participation financière des entreprises de 10 salariés et plus continue de diminuer, la baisse s'accentuant en 2000. Cette baisse globale est avant tout le fait des entreprises de plus de 2000 salariés (4,87 % en 1996 pour atteindre 4,35 % en 2000). Quant à la croissance du taux de participation financière des petites entreprises (10-19 salariés) observée sur la même période, elle connaît pour la première fois en 2000 une inversion confirmée par les résultats provisoires 2001 (1,84 % en 1999 contre 1,69 % en 2000 et 1,59 % en 2001).

Toutefois, la participation des entreprises à l'effort de formation continue de croître en même temps que la taille de l'entreprise. En revanche, l'écart diminue entre les taux de participation financières des grandes et des petites entreprises : 1,69 % de la masse pour les entreprises de 10 à 19 salariés contre 4,35 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés (respectivement 1,73 % et 4,87 % en 1996).

 

 
[Évolution hors alternance]

Par ailleurs, la proportion moyenne de salariés ayant suivi durant l'année au moins une action de formation (le taux d'accès ou taux de stagiaires) chute pour atteindre 36,1 % en 2000. La durée moyenne des stages se situe autour de 35 heures.

 

 

Quelques indicateurs selon la nature des actions de formation des entreprises en 2000 (hors bilan de compétence)

Les résultats de 2000 confirment la nette prééminence du plan de formation, en terme de taux d'accès et d'effort physique de formation. Ce type de formation reste de loin le moteur de la formation continue en entreprise.

 

Données générales par taille d'entreprises en 2000

Le poids des grandes entreprises (plus de 2000 salariés) dans le volume global des dépenses déductibles reste très élevé même si celui-ci a tendance à diminuer (41,1 % contre 1,4 % pour les entreprises de 10 à 19 salariés) ce qui confirme la prééminence des grandes entreprises dans l'effort de formation professionnelle.

 

Les taux d'accès par catégorie socio-professionnelle selon les tailles d'entreprises en 2000

Les chances d'accès à la formation sont toujours plus élevées pour les catégories de salariés les mieux qualifiées bien que, depuis quelques années, l'écart se soit stabilisé entre les ouvriers non qualifiés et les cadres (les chances d'accès restent en moyenne plus de trois fois plus élevées chez les cadres que chez les ouvriers). L'écart entre ces deux catégories socioprofessionnelles en matière d'accès à la formation varie néanmoins selon la taille de l'entreprise. Il est environ 5 fois plus important dans les petites entreprises contre plus du double dans les très grandes. Notons la baisse des taux d'accès quelle que soit la taille de l'entreprise et quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle exceptés les ouvriers qualifiés par rapport à 1999. Enfin, les catégories intermédiaires, techniciens et agents de maîtrise, ont les chances les plus grandes d'accéder à une formation.

 

 

2. LES RÉSULTATS SECTORIELS

 

Données financières selon les secteurs d'activité économique (NAF 60)

Données physiques selon les secteurs d'activité économique (NAF 60)

En 2000, le taux d'accès à la formation et le taux de participation financière des entreprises ont globalement diminué dans l'ensemble des secteurs par rapport à l'année précédente. Ils continuent cependant à varier fortement d'un secteur à l'autre.

 

On trouve ainsi, d'une part, des secteurs qui enregistrent un taux de participation financière nettement supérieur à la moyenne nationale (3,16 %). Il s'agit du secteur des transports aériens et spatiaux (9,24 %), de la production et distribution d'électricité et de gaz (5,38 %) et de la fabrication des équipements électriques et électroniques (5,15 %). D'autres secteurs se caractérisent par un taux d'accès des stagiaires à la formation très élevé. Il s'agit des banques (74,5 %), du secteur des postes et télécommunications (71,5 %), de la production et de la distribution d'eau (61,8 %) et du raffinage et de l'industrie nucléaire (60,2 %). Ces secteurs sont toujours bien représentés d'une année à l'autre.

 

A l'opposé, certains secteurs se trouvent proches de l'obligation légale en matière de participation financière. Il s'agit de ceux relevant de la pêche et de l'aquaculture (1,5%), du secteur du travail du bois (1,7 %), de l'industrie du cuir et de la chaussure (1,8 %) de la construction, travaux et finitions (1,9 %) avec des taux d'accès à la formation assez bas : "pêche et aquaculture" (4,6 %), "travail du bois" (14,1 %) et "industrie du cuir et de la chaussure" (14,9 %).

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