Capacités et formation professionnelle continue  en France, Allemagne, Japon et Nouvelle Zélande

 

Cette étude vise à analyser  les différentes formes de participation en entreprise et leurs implications pour les salariés en matière de formation continue et de développement professionnel en France (Céreq), en Allemagne (EHESS-Wiko), au Japon (Hitotsubashy University) et en Nouvelle Zélande (Victoria University of Wellington.) 

 

 

Les récentes réformes de la formation continue en France redessinent les responsabilités entre employeur et salarié tout en ravivant la question du droit d’expression de ces derniers et plus largement celle de la démocratie au sein de l’entreprise.  Quelle est donc l’ampleur du chemin parcouru ? Comment l’expression des salariés prend-elle place dans l’entreprise? En quoi se distingue-t-elle des autres formes de participation en Europe et ailleurs dans le monde en matière de formation continue?

Tel est l’enjeu d’une recherche internationale qui associe le Céreq et l’EHESS en France, le Wissenschaftskolleg  en Allemagne, l’Université Hitotsubashi au Japon et l’université Victoria de Wellington en Nouvelle Zélande.

Cette recherche vise à analyser les dynamiques institutionnelles de différents régimes de formation professionnelle continue et leur traduction au sein des entreprises.  Quelles sont les dispositifs institutionnels permettant aux salariés d’avoir voix au chapitre  en matière de formation professionnelle continue? Comment ces dispositifs sont-ils réappropriés dans et par les entreprises ? Sous quelle forme et avec quelle dynamique s’organisent les débats autour de la formation continue ? Quelles sont les implications pour les salariés en matière de formation continue et de développement professionnels ? Il s’agira de rendre compte à partir d’études de cas nationaux notamment en France, en Allemagne, au Japon et en Nouvelle Zélande.

La conception de la démocratie avancée ici mettra au premier plan la capacité ou liberté réelle de chaque salarié d'exprimer son point de vue et de le faire entendre dans le cadre de la discussion démocratique.  Le droit à la parole ne suffit donc pas : encore faut-il garantir une certaine effectivité à cette parole.  Cette recherche se situe explicitement dans le prolongement de l’approche du prix Nobel d’économie Amartya  Sen. Différents modèles et leurs évolutions récentes seront analysés, notamment celui de la France, de l’Allemagne, du Japon  et de la Nouvelle Zélande.

A partir d’enquêtes qualitatives ou de dispositifs d’enquêtes quantitatifs employeur-salariés, il s’agira  d’analyser la capacité d’agir des salariés en matière de formation. Le volet français de cette recherche prendra appui sur les résultats des enquêtes couplées employeur-salariés Defis et Difes.

Les premiers travaux seront présentés dans le cadre d’un séminaire éditorial prévu en février 2018 au Wissenschaftskolleg, l’Institut d’Etudes Avancées- de Berlin.

Les chercheurs impliqués dans la recherche sont notamment :
-Jane Bryson, Victoria Business School of Wellington, Victoria University, Nouvelle Zélande.
-Ryo Kambayashi, Institut de Recherche Economique, Hitotsubashi University, Japon .

- Josiane Vero, Céreq, Département Travail, Emploi, Professionnalisation, France.
- Bénédicte Zimmermann, EHESS et Wissenschaftskolleg zu Berlin, Institute for Advanced Study Berlin (Wiko).

 

Contact : Josiane Véro, DFC, Céreq

 

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