Cette recherche vise à identifier comment des expériences et des loisirs sportifs peuvent impacter les orientations des jeunes.

 

Axé sur la transition secondaire-supérieure, ce projet s'inscrit dans la continuité des travaux engagés depuis deux ans à l'IREDU sur l'importance des capitaux spécifiques (artistiques ou sportifs) par rapport au capital humain ou socio-économique dans les choix d'études (Danner, Érard, Guégnard, 2016).

 

Les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), plébiscitée par les élèves de terminale, sont un terrain propice puisque ces étudiant-e-s ont souvent des parcours structurés par des engagements personnels dans le monde sportif. Perçu comme un avantage susceptible de se convertir en bénéfices scolaires, ce capital sportif est de nature à participer à l'« illusio », c'est-à-dire la croyance « que le jeu en vaut la chandelle, ou, pour dire les choses simplement, que ça vaut la peine de jouer » (Bourdieu, 1994). Ce projet s'intéresse notamment aux publics atypiques comme les bacheliers non-généraux peu préparés à l'université et les jeunes filles s'aventurant dans cette filière à dominante masculine (Érard, Louveau, 2016). Au delà d'une réflexion sur les ressorts et les logiques d'études, il s'agit d'étudier les risques perçus par les jeunes qui valorisent des investissements sportifs extrascolaires et déjouent les probabilités statistiques en matière d'orientation.

 

L'équipe de recherche se compose de Magali Danner, Carine Érard et Christine Guégnard et  bénéficie du soutien de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP).

 

Le programme se déroulera sur 18 mois. Une phase d'exploitation de la base de données APB au plan national repérera les vœux et propositions d'orientation pour les bacheliers professionnels et technologiques. En parallèle, une enquête (questionnaires et entretiens) sera menée auprès des premières années STAPS de l'université de Bourgogne pour comprendre comment ces jeunes perçoivent leur orientation, leurs investissements tant studieux que sportifs. Une seconde enquête s’effectuera dans les lycées professionnels de Bourgogne Franche-Comté. Parmi ces futurs bacheliers se trouvent des jeunes avec (ou non) un capital sportif et qui envisagent (ou non) de s'orienter vers une filière sportive. Autant de comparaisons possibles pour analyser l'enjeu des études et le tour inattendu que les publics atypiques donnent à leur parcours, par goût du sport.

 

Date de publication envisagée : septembre 2019.

 

Contacts : Magali Danner, Carine Érard, Christine Guégnard.

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