Le Céreq établit un diagnostic sur le devenir professionnel des doctorants en Algérie, Maroc et Tunisie. Cette étude s’intègre dans le cadre du projet européen Satelit.

 

            Dans le cadre de sa mission internationale, le Céreq participe au projet européen Satelit qui a pour but d’améliorer le transfert technologique, d’innovations et de connaissances entre les universités et les entreprises au sein des trois pays du Maghreb. Financé par la Commission européenne dans le cadre des programmes Erasmus+, ce projet s’appuie sur la coopération et l’échange de bonnes pratiques entre pays du Nord et du Sud de la Méditerranée.

 

            Basée sur l’idée que l’intégration des docteurs en entreprise favoriserait le transfert de technologies entre universités et le secteur privé, la démarche du Céreq est d’établir un diagnostic sur leur devenir professionnel. L’établissement cherche à identifier les freins et les leviers à leur insertion en entreprise tout comme  les collaborations ou les dispositifs au sein de la formation doctorale qui permettant d’atteindre cette objectif.

 

            Coordonnée par l’Université AMU (Aix Marseille Université), le projet Satelit regroupe des partenaires européens (Université de Gênes, de Toulon, de Murcia, de Turin) et six universités du Maghreb (Université de Sfax, Sousse, Rabat, Fès, Bejaïa et Constantine).

 

            Les actions du Céreq dans le projet se déroulent en trois phases. Une première étape (réalisée), grâce à la mise en place d’une enquête en ligne auprès des partenaires du Sud, a permis de réaliser un panorama de l’environnement du doctorat. Une deuxième étape débutée depuis avril 2017 et terminée en septembre 2017 avait pour objectif de réaliser des entretiens collectifs avec les représentants du projet, les directeurs d’écoles doctorales et les doctorants/docteurs des universités de Sousse, Sfax, Rabat, Fès, Béjaïa et Constantine. Enfin, une dernière étape s’attachera à mettre en place une enquête exploratoire quantitative sur le devenir professionnel des docteurs.

 

Les premiers résultats montrent une réelle difficulté pour les docteurs à intégrer le privé car très peu d’entreprises au Maghreb disposent de département de R&D mais également parce que les liens entre université et entreprises au sein de la formation des doctorants sont peu développées. Au Maroc et en Tunisie, malgré l’existence au sein de la formation doctorale de dispositifs de professionnalisation tournés vers l’entreprise et d’une forte concurrence à l’accès aux emplois permanents de la recherche publique, peu de docteurs déclarent vouloir intégrer le privé. En Algérie, la question s’avère peu pertinente puisque la plupart des docteurs accèdent plus ou moins rapidement aux emplois permanents de la recherche publique.

Ces premières conclusions seront présentées en octobre à Murcia. Avril 2018 marquera la fin de ce projet.

Contact :

Matteo Sgarzi et Julien Calmand

 

 

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