Compte-rendu de la Journée de réflexion et de débats autour du n°hors-série AFPA / Education permanente organisée en partenariat avec le CNAM, Paris, jeudi 24 janvier 2013

 

Par Jean-Paul Cadet

 

 

Tous les salariés ne sont pas égaux devant les transitions professionnelles. Les moins qualifiés risquent d’en sortir fragilisés, voire durablement exclus du monde du travail. Une journée de réflexion organisée conjointement par l’AFPA et la revue Education permanente a permis récemment d’identifier les principales conditions pour aménager des transitions satisfaisantes pour tous.

 

 

Les transitions professionnelles, c’est-à-dire tous les changements de positions au sein de l’espace socioprofessionnel (mobilités horizontales, promotions, déclassements, passages d’une situation d’emploi au chômage…), sont monnaie courante. Pour quantité de personnes, ces transitions se passent bien, ou sans trop de mal. Pour beaucoup d’autres, c’est différent. Les transitions les fragilisent et hypothèquent gravement leur devenir socioprofessionnel. On peut même parler de « mauvaises transitions », qui accroissent la vulnérabilité de ceux qui les vivent.

Certains individus risquent particulièrement de s’y confronter. Notamment, dans une société qui reste profondément marquée par le culte des diplômes, les non diplômés ou les peu diplômés sont susceptibles de peiner à se faire reconnaître un potentiel ou une expérience par un employeur, au moment de leur entrée dans la vie active ou en cas de perte d’emploi. Les salariés attachés depuis des années à des entreprises taylorisées, subissant aujourd’hui des restructurations, courent le même risque. Spécialisés dans des opérations de base ou peu valorisées, ils ne sont sûrement pas aptes à passer rapidement et sans casse à une autre situation professionnelle. Bien entendu, la crise qui sévit depuis 2008-2009 n’arrange rien. La dégradation sensible des perspectives d’emploi et la précarisation des situations de travail ont considérablement amplifié le nombre des mauvaises transitions.  Lire la suite du compte-rendu

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