L’économie verte : rupture ou adaptation de la formation et de l’emploi ?

Revue formation emploi - économie verte

 

 

Les emplois verts représentent-ils un gisement d’opportunités pour résoudre le chômage,  notamment des jeunes ? De prime abord, on semble encore loin du compte (voire du conte...). En France, la part de la surface cultivée attribuée à l’agriculture biologique  représente moins de 5 % ; les emplois verts sont estimés à quelque 0,5 % des emplois, et les emplois verdissants à près de 14 %. Pourtant, la transition écologique participe d’un nouvel ordre du monde, souvent à pas discrets, que ce dossier contribue à décrypter dans le domaine des relations entre formation, travail et emploi.

Ce nouveau numéro n’explore pas l’ampleur du changement climatique, de la transition écologique, de la décroissance soutenable ou du développement durable à envisager. Il propose plutôt des analyses fines des transitions en cours. Ces dernières ne renvoient pas seulement à des changements quantitatifs ou qualitatifs mais interrogent plus profondément un changement « d’ordre » : ordre des parties prenantes, des niveaux de décision (global-local), des valeurs (modernité, éthique), des rapports entre savoirs/recherche et actions,  entre travail-emploi et organisation… La transition écologique est peu susceptible d’avoir un impact important ; elle implique cependant des transferts massifs d’emplois, tant à l’intérieur des secteurs qu’entre secteurs.

Au travers de sept articles, la revue aborde :

 

  • Le rôle des organismes de formation, en effet,  la « montée en compétences vertes » soulève des questions plus profondes que l’organisation ou la réorganisation de dispositifs de formation.
  • Les ruptures et ajustements provoqués entre pratiques agricoles et enseignement – La politique de réduction des pesticides touche les enseignants des lycées agricoles et interroge les pratiques et les normes vécues par les enseignants, les tuteurs et leurs élèves.
  • Verdir ou reverdir les enjeux d’organisation ? Une interrogation par l’exemple des personnels d’organismes HLM face à la transition énergétique. Quelles sont les conséquences pour les métiers et les compétences de leur personnel ?
  • Rénover plus vert : les obstacles à la « montée en compétences des artisans du bâtiment ». En dépit des formations et label mis en place par l’Etat et les représentants de la filière, le marché peine à se développer.
  • Le secteur de l’installation solaire qui laisse encore peu de place aux entrepreneurs les plus écologiques…Ils demeurent peu nombreux faute de réseaux sociaux suffisants pour les porter.
  • La politique de verdissement du secteur l’habitat est examinée au travers du métier de Conseiller Info Energie
  • Le dernier article porte un regard plus économique sur les emplois verts ; il présente un outil innovant de prospection de l’employabilité des jeunes diplômés en géosciences et environnement issus des universités françaises.

 

Pour en savoir plus : Revue Formation Emploi n°135 –  Revue française en sciences sociales – juillet-septembre 2016 - Service de presse sur simple demande.

Téléchargez le communiqué au format PDF 

Contact presse : Marie-Christine ANTONUCCI  servicepresse@cereq.fr– Tél. 04 91 13 28 94 

Haut de page