Pour les diplômés de doctorat, l’insertion s’améliore

Les docteurs sont avec les ingénieurs et diplômés de la santé et du social, les seuls diplômés de l’enseignement supérieur épargnés par la progression du chômage. C’est ce que révèle la dernière enquête Génération du Céreq. Cette étude a été réalisée en 2013 en collaboration avec la DGESIP (Direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion Professionnelle –SIES – sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques).

En 2013, après trois années de vie active, le taux de chômage des docteurs est de 9%. Depuis moins d’une dizaine d’années, cet indicateur est en nette régression puisqu’ en 2004, pour les sortants de 2001, il s’élevait à 11%. Désormais, le taux de chômage des docteurs est inférieur à celui des diplômés de master universitaire.

 

Comment expliquer cette relative embellie  dans un contexte général de dégradation de l’emploi des nouveaux diplômés ? On peut y voir l’effort croissant en R&D en France qui s’est accompagné d’une augmentation des effectifs des personnels de recherche,  et probablement  aussi l’impact des  mesures en faveur de l’insertion  mises en place au sein des écoles doctorales et des universités. Mais tout n’est pas à ce point positif. Toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne : les principaux bénéficiaires de cette embellie sont les docteurs diplômés des sciences de l'ingénieur, de l'informatique et de l'électronique qui ont des taux de chômage bien inférieurs aux autres.

Au niveau des statuts, la proportion des emplois à durée déterminée (EDD) est en légère augmentation. Trois ans après la sortie de formation initiale, elle atteint 32% pour les diplômés sortis en 2010 contre 30% pour les sortants de 2007, 27% pour les sortants de 2004 et 26% pour les sortants de 2001. Parmi ces jeunes diplômés, les boursiers CIFRE restent une exception avec un taux  stable de 16% d’EDD depuis les précédentes enquêtes.

 

Trois années après la soutenance de thèse, les diplômés de doctorat ont une part d’emploi de niveau cadre de 93%, un salaire médian de 2 200 euros nets. Mais, la rémunération varie selon les spécialités. L’enquête révèle que les conditions de réalisation de la thèse (laboratoire d’accueil, type de financement) influent nettement sur le type de débouchés. La recherche publique constitue le débouché le plus important pour les docteurs diplômés en 2010 (48%), la recherche privée arrive en 2e position avec 19%. Les activités professionnelles en dehors de la recherche dans le secteur privé (17 %) et dans le secteur public (15%) constituent un débouché pour un tiers des docteurs. Un équilibre quasiment inchangé depuis la précédente enquête.

 

Au final, les docteurs en emploi dans la R&D  privée sont les mieux lotis tant au niveau rémunération que satisfaction dans l’emploi. Mais seul un cinquième des docteurs y accède. Les docteurs en emploi dans le privé (32%) apparaissent assez satisfaits de leur situation professionnelle ; ce qui n’est pas le cas des docteurs en emploi dans le public hors recherche.Ces derniers sont moins bien rémunérés,  ont un emploi  nettement moins  stabilisé et apparaissent bien souvent insatisfaits de leur situation professionnelle.

 

 

Pour en savoir plus : L’insertion à trois ans des docteurs diplômés en 2010. Résultats de l’enquête Génération 2010, interrogation 2013  Net.doc n°144 – décembre 2015 - Auteur : Julien Calmand

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 Contact presse : Marie-Christine ANTONUCCI servicepresse@cereq.fr – 04 91 13 28 94

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