L’ouvrage collectif Quelle attractivité pour les études scientifiques dans une société de connaissance ?, coordonné par Claire Bonnard et Jean-François Giret*, a été réalisé à partir de différentes approches qualitatives et quantitatives sur les étudiants et les diplômés de filière scientifiques en France. Complété par une recension des recherches et de nombreux rapports réalisés en France et dans le monde, il pose un regard croisé sur cette attractivité, en analysant les parcours des jeunes au sein du système éducatif, puis au début de leur carrière professionnelle.

 

Désaffection ou stratégies d'orientation et d'insertion

 

L’ouvrage souligne les difficultés structurelles rencontrées en France pour orienter les jeunes vers certaines filières scientifiques dans l’enseignement supérieur même si la situation peut ponctuellement s’améliorer, comme cela est le cas cette dernière année.

Associer baisse de l’intérêt pour les sciences et attractivité des études et carrières scientifiques leur semble cependant excessif. Les auteurs préfèrent ainsi analyser cette question en termes de stratégies d’orientation et d’insertion, conduites pour éviter les risques de décrochage et de chômage. Après avoir étudié les parcours des élèves et étudiants, du bac S au doctorat, ils identifient plusieurs freins à l’attractivité des carrières scientifiques.

- des débouchés professionnels extrêmement variables selon les filières scientifiques, qui ne garantissent pas une stabilisation professionnelle dans tous les secteurs,

-  le poids trop prégnant des mathématiques dans la sélection qui conduit les jeunes à faire des choix d’orientation très stratégiques, mais qui ne tiennent pas toujours compte de leur réel intérêt pour les disciplines scientifiques.

- une construction progressive des parcours d’orientation qui conduit les jeunes à éviter des parcours qu’ils jugent risqués et à privilégier l’acquisition successives de plusieurs diplômes, professionnalisés ou plus académiques.

-  le manque d’information des lycéens sur la diversité des carrières scientifiques, à l’exception de quelques domaines comme la médecine.

-  Une insertion professionnelle qui reste toujours compliquée pour les diplômés de doctorat en France, dans le secteur public comme dans le secteur privé.

 

 

(*) Claire Bonnard est maître de conférences en Économie au Clersé (Université Lille 1), Chercheuse associée à l'IREDU.

Jean-François Giret est professeur de sciences de l'éducation à l'université de Bourgogne et directeur de L'IREDU, Centre associé au Céreq à Dijon. 

 

 

Pour en savoir plus :

Un ouvrage collectif où ont participé plusieurs auteurs Céreq

 

Quelle attractivité des pour les études scientifiques dans une société de connaissance ?

 Ouvrage collectif coordonné par Claire Bonnard, Jean-François Giret.
Savoir et formation - Enseignement supérieur 
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Mais aussi : Sensibiliser les étudiants scientifiques universitaires aux questions d'insertion,M. Baslé, J.-M. Dubois, Bref n°296-2, février 2012.

Science insert - Favoriser l'insertion professionnelle des étudiants scientifiques. M. Baslé, N. Beaupère, J.-M. Dubois. Net.Doc, n° 110, 2013

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