Les dispositifs d'aides à l'insertion et l'orientation

Les dispositifs d’aide à l’insertion et à l’orientation se sont peu à peu généralisés dans les universités, sur le modèle des Grandes Ecoles. L’enquête Génération de 2013 a demandé aux jeunes sortis en 2010 quelle avait été leur participation à ces différentes sessions*. Ces données sont issues de la publication « Faire des études supérieures, et après ? ».

 

Depuis la loi d’autonomie de 2007, LRU, les universités se sont dotées de moyens pour apporter une aide à l’insertion de leurs étudiants (consolidation des SCUIO et création des bureaux d’aide à l’insertion professionnelle, (BAIP). Divers dispositifs d’accompagnement et de professionnalisation se sont alors diffusés dans les filières généralistes qui n’avaient pas cette tradition contrairement aux filières professionnelles courtes et aux grandes écoles.

La participation aux modules visant à favoriser l’employabilité des étudiants s’est nettement répandue dans les universités. Parmi les principaux dispositifs dont ont bénéficié une bonne partie des jeunes pendant leur dernière année d’études figurent les aides pour trouver un stage (41 %), pour connaître les débouchés professionnels (39 %) ou pour la rédaction des CV (37 %)

La diffusion de tous ces dispositifs n’est pas homogène et varie d’un diplôme à l’autre. Ainsi, les sortants diplômés de licence générale les mentionnent encore assez peu.

Par rapport aux masters universitaires, les grandes écoles conservent une longueur d’avance. Parmi leurs diplômés, un sur quatre a bénéficié d’au moins cinq dispositifs.

En comparaison, les diplômés de master suivent deux fois moins souvent les modules visant à identifier les compétences ou à construire un projet professionnel. Ces modules sont particulièrement jugés utiles a posteriori par les jeunes. De même, si 51 % des étudiants en écoles de commerce ont bénéficié d’un dispositif de « sensibilisation à l’entrepreneuriat », ce n’est le cas que pour 18 % des sortants diplômés de M2. Ces données sont issues de la publication ci-dessous : "Faire des études supérieures et après ?"

(*) Grâce à un module dédié à la professionnalisation des formation de l'enseignement supérieur, financé par la DGESIP.

 

Contact presse et auteurs

 

Pour en savoir plus :

NEF

Faire des études supérieures, et après ? Enquête Génération 2010 - Interrogation 2013
Julien Calmand, Boris Ménard, Virginie Mora. Nef, n° 52, 2015, 60 p.
Que sont devenus les 369 000 jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2010, avec ou sans diplôme ?
Pour y répondre, le Céreq a analysé les trois premières années de vie active de ces jeunes de la Génération 2010, interrogés en 2013. Portrait de la génération, socialisation professionnelle, panorama détaillé des conditions d’insertion, évolution des emplois occupés et comparaison entre deux générations (2004 et 2010), telles sont les grandes thématiques de cette nouvelle édition. Elle présente de façon détaillée les trajectoires des jeunes sortants de l’enseignement supérieur en 2010, avec ou sans diplôme. Elle apporte un éclairage original sur la transition des études supérieures à l’emploi.

 

Sur le même sujet, un Focus sur l'ouvrage de José Rose, ancien directeur scientifique. Mission insertion : un défi pour les universités.

 

Mais aussi dans d'autres collections :

net

L'insertion à trois ans des docteurs diplômés en 2010
Julien Calmand. Net.Doc, n° 144, 2015, 109 p.
L'insertion à trois ans des docteurs diplômés en 2010. Julien Calmand. Net.Doc, n° 144, 2015, 109 p.L’insertion des titulaires d'un doctorat s’est améliorée régulièrement depuis une dizaine d’années, bien que les emplois occupés demeurent, pour une grande part, à durée déterminée. La discipline de thèse et les conditions de sa réalisation sont des facteurs explicatifs importants des conditions d'entrée sur le marché du travail et du type de débouchés (secteur privé ou public, emplois dans la recherche ou en dehors). Les résultats présentés dans ce rapport sont issus d'une extension du dispositif Génération sur la population des docteurs, financée par le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Cette extension opère un sur-échantillonnage de cette population et bénéficie d'un questionnement spécifique par l'intermédiaire d'un modulead-hoc.

 

bref

Les jeunes diplômés de bac+5 s'estiment-ils compétents pour occuper leurs emplois ?
Julien Calmand, Jean-François Giret, Philippe Lemistre, Boris Ménard, Bref, n° 340, 2015, 4 p.
Les formations professionnelles de niveau bac+5 sont supposées répondre à des besoins spécifiques en compétences dans un domaine d’emploi donné. Au regard de ce qu’ils estiment être demandé par leurs employeurs, les jeunes diplômés considèrent avoir acquis ces compétences spécifiques. Selon eux, le déficit se situe au niveau des compétences générales. De quoi interroger la tendance à la professionnalisation des formations universitaires ?

 

FE

Enseignement supérieur et mondes économiques : de nouveaux éclairages.
La Documentation française. Formation Emploi, n° 132, 2016, p 167
Dans leur introduction, Olivia Chambard et Laurène Lecozanet nous invitent à envisager les relations entre éducation et mondes économiques, non seulement en termes d’insertion professionnelle, mais aussi autour d’enjeux variés. Le système éducatif et l’économie sont en grande partie des univers « encastrés » (Polanyi, 1983) plutôt qu’autonomes. Ce numéro propose de mieux identifier certaines voies de cet encastrement : professionnalisation, gestionnarisation, financiarisation, internationalisation… et parfois aussi leurs limites.

 

Consulter l'ensemble de nos publications sur : l'insertion des sortants de l'enseignement supérieur ou sur les politiques de l'enseignement supérieur.

Consulter l'ensemble des études présentées dans cette rubrique Focus.

 

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