cereq_article

Pour comprendre l’insertion, le critère du diplôme ne suffit plus …


 
 
Les jeunes n’arrivent pas sur le marché du travail avec un passeport qui ne porterait que le tampon de leur dernier diplôme. Ils ont une histoire dont leur CV peut faire état. Même si les employeurs français sont d’abord sensibles au plus haut diplôme, les autres éléments du cursus font souvent la différence. …

Le parcours signale  les étapes d’une acquisition continue des compétences qui ne sont pas forcément résumées par le dernier ou le plus haut diplôme obtenu. Il y a par exemple des cas très classiques d’accumulation de diplômes de même niveau, dans la filière professionnelle, dans une logique de métier : CAP plaquiste + CAP maquettiste en BTP second œuvre; ou CAP boucher + CAP charcutier ; CAP boulanger + CAP pâtissier + CAP chocolatier-confiseur + MC boulangerie spécialisée ou MC glacerie-chocolaterie. Ce sont des cursus de formation de niveau V, qui se construisent dans la « longue » durée par cumul de spécialités et de mentions complémentaires.

Les parcours scolaires de moins en moins linéaires ont un impact certain sur les conditions d’insertion. Le parcours est aussi un objet d’orientation construit par les experts … en fonction des données disponibles. Tout ceci milite pour un renforcement des dispositifs d’observation permettant de rendre compte de la complexité des parcours.

Pour en savoir plus : Bref n° 287, juin 2011

Au fil des parcours, de l’orientation à l’insertion…

 Auteure : Yvette Grelet – Espaces et Sociétés (ESO), centre associé régional du Céreq pour la région Basse-Normandie.

Haut de page