Points communs ou identité par défaut ?

Les professions intermédiaires se caractérisent par une grande hétérogénéité : les niveaux de formation qui les composent en sont un premier exemple. Ainsi, alors qu’elles correspondent théoriquement aux diplômes de niveau III (BTS-DUT), ces professions sont exercées par des actifs dont les profils de formation vont du CAP (niveau V) à la licence professionnelle et au-delà (niveau II-I). 

Cette disparité s’accompagne d’un processus d’élévation des niveaux de formation vérifié pour l’ensemble de la catégorie (tous âges confondus) au cours des 25 dernières années (graphique 1) et qui touche tout particulièrement les moins de 30 ans (graphique 2).

 

Les professions intermédiaires : un niveau III ?

niveaux de formation

 

Age et niveaux de formation chez les professions intermédiaires

Age et niveaux de formation

 La disparité des profils de formation fait écho à l’hétérogénéité de la catégorie statistique des professions intermédiaires des entreprises : agents de maîtrise, techniciens, commerciaux, administratifs. Ceci, tant au regard des métiers, de leurs contenus d’activité, compétences, responsabilités, position au sein des organisations que des conditions d’accès aux emplois correspondants (promotion, mobilité interne, recrutement externe de salariés expérimentés, recrutement de jeunes débutants). L’élévation des niveaux de diplôme traduit pour sa part une montée en qualification des emplois de niveau intermédiaire dans tous les domaines : techniciens et agents de maîtrise de l’industrie et des services, technico-commerciaux, emplois d’administration-gestion.

L’objectif de l’ouvrage collectif coordonné par le Céreq est de rendre compte du paradoxe de la relation formation emploi dans le champ des professions intermédiaires en donnant à voir la diversité, la réalité et la complexité des métiers relevant de cette catégorie et en analysant les pratiques des entreprises en matière d’alimentation, de formation, de professionnalisation et de gestion des carrières des professions intermédiaires. 

Contact auteurs et presse

 

Des métiers d'interface au cœur de l'entreprise ?

Les professions intermédiaires. Des métiers d'interface au cœur de l'entreprise.
Un ouvrage coordonné par Christophe Guitton et Jean-Paul Cadet. 
Collection : Armand Colin/Recherches; 320 pages, Armand Colin

4ème de couverture :

Ils sont managers dans la restauration rapide, chefs d’atelier dans la construction automobile, cadres de santé à l’hôpital, techniciens dans l’industrie, commerciaux, conseillers clientèle, responsables administratifs...
Leur point commun ? Ils appartiennent à la catégorie socioprofessionnelle des professions intermédiaires qui regroupe les agents de maîtrise, les techniciens, les commerciaux et les emplois d’administration-gestion. Leur caractéristique ? N’être ni ouvriers ou employés, ni cadres. Une identité en quelque sorte par défaut, alors même que les professions intermédiaires concentrent le quart de l’emploi salarié privé et occupent une position névralgique au sein des entreprises, à l’interface entre conception et exécution, entre management et opérateurs, entre entreprises et clients.
L’objectif de cet ouvrage collectif, coordonné par le Céreq, est de combler le déficit de connaissances qui fait des professions intermédiaires un point aveugle des sciences sociales. Combinant données statistiques, revues de littérature et enquêtes en entreprises, l’ouvrage propose un état des savoirs sur les professions intermédiaires, une plongée dans les métiers et un bilan des problématiques qui s’y rattachent : recrutement, travail, formation, professionnalisation, gestion de l’emploi et des carrières.

Nos travaux sur les professions intermédaires et les métiers

Haut de page