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Spécialités de formation et d'emploi : comprendre l'absence de correspondance

Publié le 1 janvier 2009

Spécialités de formation et d'emploi : comprendre l'absence de correspondance

Philippe Lemistre , Mireille Bruyère

  • Net.Doc n°52
  • janvier 2009

THEORIE DU CAPITAL HUMAIN, CONTENU DE FORMATION, FORMATION PROFESSIONNELLE, INSERTION PROFESSIONNELLE, RELATION FORMATION-EMPLOI, SALAIRE, ENQUETE GENERATION 98, FRANCE, Céreq - Centre associé de Toulouse

Le pilotage des politiques éducatives pour les formations professionnelles suppose souvent que la formation dans une spécialité procure un avantage relatif sur le marché du travail uniquement si l'emploi occupé est de spécialité identique. Cette hypothèse qualifiée « d'adéquationniste » est réinterrogée sur le plan théorique via la théorie de l'Assignment et empiriquement pour la génération de sortants des filières professionnelles en 1998 observés en 2001. Pour cette génération, la majorité des jeunes occupent en 2001 un emploi d'une spécialité autre que leur spécialité de formation. En effet, si travailler dans sa spécialité de formation permet effectivement de mieux valoriser les diplômes, la spécialité de formation a néanmoins un rendement salarial indépendant de la spécialité d'emploi. Ainsi, les employeurs ne rémunèrent pas seulement la correspondance avec la spécialité d'emploi, ils hiérarchisent également les spécialités de formation qui signalent donc une adaptabilité à des emplois d'autres spécialités. De plus, les jeunes qui ne travaillent pas dans leur spécialité de formation semblent disposés d'aptitudes non observables favorables, tant en ce qui concerne la sélection au chômage que les salaires. Ces résultats ne sont pas en contradiction avec les hypothèses de la théorie de l'Assignment pour laquelle les logiques d'allocation aux emplois sont multiples.

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