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Filières professionnelles et générales à l'université : l'impact du parcours...

Publié le 1 janvier 2010

Filières professionnelles et générales à l'université : l'impact du parcours sur l'insertion

Philippe Lemistre

  • Net.Doc n°69
  • janvier 2010

SELECTION, LICENCE, UNIVERSITE, ENQUETE GENERATION 2004, FILIERE DE FORMATION, CHEMINEMENT UNIVERSITAIRE, INSERTION PROFESSIONNELLE, PROFESSIONNALISATION DE L'ENSEIGNEMENT, ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, LICENCE PROFESSIONNELLE, FRANCE, Céreq - Centre associé de Toulouse

Éléments d'analyse pour les L3

La professionnalisation de l’enseignement supérieur est souvent justifiée par une indéniable meilleure insertion des jeunes sortants des filières professionnelles en regard des sortants des filières générales. Une hypothèse est alors érigée en évidence : c’est la formation elle-même qui apporte cet avantage comparatif. Or, il existe une explication alternative liée à la sélectivité des filières professionnelles. Les performances à l’insertion sont alors le reflet des caractéristiques individuelles et des performances dans le système éducatif au cours du parcours de formation antérieur. Éléments qui ont permis d’intégrer les filières sélectives. Or, étendre la professionnalisation c’est nécessairement baisser la sélectivité et donc éventuellement annihiler tout avantage comparatif. A l’appui de cette conjecture, pour les jeunes sortants du système éducatif en 2004 au niveau L3 observés au premier emploi, il s’avère effectivement que la sélection en amont pour accéder aux licences professionnelles explique en grande partie l’avantage à la primo insertion par rapport aux sortants de licences générales. Au niveau L3, professionnaliser davantage les filières via une inévitable baisse de sélectivité pourrait alors avoir des effets très limités sur l’insertion à l’avenir.

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