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La formation professionnelle continue comme activité secondaire...

Publié le 1 janvier 2010

La formation professionnelle continue comme activité secondaire : structuration du marché et nature de l'offre en questions

Stéphane Michun, Véronique Simon, Aline Valette

  • Net.Doc n°61
  • janvier 2010

FORMATION PROFESSIONNELLE, MARCHE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE, ORGANISME DE FORMATION, ETUDE DE CAS, FRANCE, TYPOLOGIE, Céreq - Centre associé de Montpellier, Céreq - Centre associé de Bordeaux, Céreq - DFC

La formation continue est un marché ouvert. Coexistent sur ce marché des organismes qui exercent cette activité à titre principal, et d'autres prestataires pour lesquels elle est secondaire. Si les premiers sont relativement bien étudiés, le comportement des seconds reste peu éclairé. Cette étude propose de combler cette lacune. Statistiquement, l’activité principale est définie par le code de la nomenclature des activités françaises (dit code NAF) déclaré par l’entreprise au moment de sa création. Dans la base des bilans pédagogiques et financiers, ont ainsi été isolés les prestataires n’ayant pas la formation comme activité principale, au sein des organismes réalisant plus de 150 000 euros de chiffre d’affaire en formation. En 2006, ils représentent 46,3 % de la population totale génèrent plus du tiers du chiffre d’affaires et forment près de 45 % des stagiaires. Pour autant, ces prestataires sont très hétérogènes. Leur activité principale, leur statut juridique, les financeurs de leurs prestations de formations sont très variables. Des enquêtes de terrain ont ainsi permis d’analyser plus finement cette population et d’identifier trois types de prestataires. L’activité de ces prestataires s’inscrit dans une relation de service adaptée aux besoins du client. Au-delà d’une offre, ces prestataires proposent un service de formation intégrant largement l’amont (analyse du besoin, « décryptage » et reformulation de la demande) voire l’aval de l’acte de formation lui-même. Celui-ci relève très souvent de l’adaptation au poste, dans une visée de performance à court terme et non de vocation éducative au sens large. Qu’il s’agisse, du côté de l’offre, d’asseoir l’activité principale ou de générer de la plus-value ou, du côté de la demande, de développer les compétences (appliquées plus que génériques) des salariés, la logique reste marchande. La formation est clairement un bien privé, le marché a une place centrale et la médiation de l’État est faible. Pour autant, dans la réalisation de ces prestations, un grand nombre des préconisations en cours de définition dans les débats sur la qualité de l’offre de formation est mis en pratique : importance accordée à l’amont, à la compréhension et traduction des besoins du client, adaptabilité de l’offre et des méthodes pédagogiques… Les résultats de cette étude mettent donc en avant la nécessité d’un autre mode d’enregistrement de ces organismes qui permettrait de mieux rendre compte de leurs activités sur le marché de la FPC. Ce nouveau mode d’enregistrement aurait un impact concret dans le cadre des projets de portail d’information sur les prestataires de formation.

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