Publié le 21 juin 2011

Le retour en formation en début de vie active : un effet ambivalent sur l’accès à l’emploi

Jean-Jacques Arrighi Virginie Mora

  • Net.Doc n°83
  • juin 2011

formation, Insertion

Les débuts de carrière d’une partie des jeunes sont hésitants. Preuve parmi d’autres, ils sont relativement nombreux à retourner en formation au cours de leurs premières années de vie active : 14 % des jeunes sortis du système éducatif en 2004 se sont ainsi engagés dans une formation avant la fin de l’année 2007.
Les retours en formation visent avant tout à améliorer l’accès au marché du travail. En effet, ils sont plus fréquents aux niveaux de sortie qui connaissent le plus de difficultés à être reconnus par les employeurs. Les sortants non diplômés, qui représentent 17 % des individus de la génération, rassemblent 30 % de ceux qui retournent en formation au cours des trois premières années de vie active ; de même, les titulaires d’un CAP ou d’un BEP tertiaire, les bacheliers technologiques ou professionnels tertiaires et les bacheliers généraux sont largement sur représentés.
Dans quelle mesure ce retour par la formation permet-il d’améliorer l’accès ultérieur à l’emploi ?
L’univers des formations est avant tout très hétérogène : les formations de simple remise à niveau ou de découverte des métiers côtoient des formations qualifiantes plus exigeantes ou des formations visant à se réorienter, plus fréquemment choisies et moins prescrites. De même, au sein des parcours elles ne surviennent pas dans les mêmes conditions et elles connaissent des formes et des durées distinctes. Ces constats invitent à prendre de la distance avec tout discours globalisant quant à l’efficacité de « la » formation.

Haut de page