Publié le 1 janvier 2010

Les chiffres des lettres : l'accès à l'emploi des jeunes diplômés en lettres et sciences humaines

Julien Calmand, Dominique Epiphane, Stéphane Jugnot

  • Net.Doc n°74
  • janvier 2010

INSERTION PROFESSIONNELLE, SCIENCE HUMAINE, SCIENCE SOCIALE, PREMIER EMPLOI, ORIENTATION SCOLAIRE-PROFESSIONNELLE, CHEMINEMENT PROFESSIONNEL, CHEMINEMENT SCOLAIRE, FILIERE DE FORMATION, DIPLOME, ENQUETE GENERATION 2004, FRANCE, Céreq - DEEVA

Face aux diminutions de postes dans le secteur public, la question des débouchés des diplômés des sciences humaines et sociales dans le secteur privé voit son actualité se renforcer. L’image répandue est en effet celle de filières qui conduiraient, plus que les autres sciences, à travailler dans le secteur public, voire à se retrouver au chômage. L’étude des premières années de vie active des jeunes de la Génération 2004 confirment tout d’abord que l’enseignement est effectivement un débouché majeur pour les diplômés de sciences humaines et sociales, mais il n’est pas le seul. Ce constat doit cependant être nuancé en tenant compte de façon plus précise des spécialités. Ainsi, au sein des sciences humaines et sociales, les parcours et les débouchés professionnels différencient nettement ceux qui ont suivi des études littéraires et ceux qui ont opté pour le droit, l’économie ou la gestion. Les diplômés de lettres et de sciences humaines (LSH) apparaissent très tournés vers le secteur public, et notamment l’enseignement qui constitue le débouché de près de la moitié d’entre eux. Quand ils sont employés dans le secteur privé, leurs conditions d’emploi sont peu favorables. Les entreprises semblent en effet peiner à identifier et reconnaître leurs compétences. En revanche, les filières de droit, l’économie et la gestion conduisent très souvent à un emploi dans le secteur privé, davantage que les sciences dures et dans des conditions d’emploi plus favorables que les lettres et sciences humaines. La question des choix professionnels doit également être prise en compte. En effet, l’orientation vers les lettres et sciences humaines ne semble pas être un choix par défaut. Dans ce cas, les craintes liées à l’évolution anticipée de l’emploi public ne sont pas totalement fondées si cette évolution est intégrée par les jeunes au moment de leur orientation dans l’enseignement supérieur.

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