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Mesure des effets établissement sur le salaire des diplômés du supérieur

Publié le 1 janvier 2010

Mesure des effets établissement sur le salaire des diplômés du supérieur

Jean-François Giret, Mathieu Goudard

  • Net.Doc n°72
  • janvier 2010

DIPLOME D'INGENIEUR, PALMARES, INSERTION PROFESSIONNELLE, IUT - INSTITUT UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE, UNIVERSITE, GRANDE ECOLE, SALAIRE, ENQUETE GENERATION 2004, FRANCE, PREMIER EMPLOI, ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, Céreq - Centre associé de Dijon

L’insertion des diplômés du supérieur peut être dépendante de variables individuelles (niveau de diplôme et discipline notamment), de la situation du marché du travail mais aussi de certaines caractéristiques de l’établissement d’origine (budget, ressources humaines, mode de sélection…). Ce travail a pour objectif de mesurer l’impact que peuvent avoir les établissements d’enseignement supérieur sur l’insertion de leurs diplômés, et plus précisément sur leur rémunération. Il constitue un prolongement d’un travail antérieur (Giret, Goudard, 2007) qui portait sur le poids d’un effet propre des universités sur la rémunération de leurs diplômés sortis de l’enseignement supérieur en 1998. Le travail est poursuivi ici à partir de données plus récentes, celles de l’enquête Génération 2004 du Céreq, et en élargissant le champ d’analyse aux écoles d’ingénieurs et aux IUT. Pour les trois types d’établissement d’enseignement supérieur (universités, IUT, écoles d’ingénieurs), l’effet propre est en général faible : la plus grande partie de la variance des salaires, quelle que soit la formation, est expliquée par des caractéristiques individuelles des diplômés et par la conjoncture sur le marché régional du travail où la majorité d’entre eux s’insère. Quelques variables liées aux établissements ont cependant un effet positif sur la rémunération de leurs diplômés : le niveau de sélection à l’entrée pour les écoles d’ingénieur, la part d’enseignants-chercheurs pour les IUT ou la part d’autofinancement pour les universités. De plus, pour les universités, la part des boursiers sur critères sociaux a toujours un effet significatif et négatif sur l’insertion, ce qui montre l’importance pour les établissements de créer du capital social lorsque leurs diplômés n’en disposent pas.

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