Élaborer une action action publique à partir des déterminants sociaux et des logiques individuelles

 

Depuis la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, les Régions exercent de nouvelles compétences dans le champ du décrochage scolaire. Celles-ci vont de la collecte des informations sur les décrocheurs, au pilotage des plateformes de lutte contre le décrochage en lien avec le service public régional de l’orientation. Le Céreq a construit une expertise à multiples facettes sur le sujet du décrochage scolaire.

 

L’analyse territoriale des risques et déterminants du décrochage scolaire appuyée par une approche cartographique, l’analyse des effets de contexte sur ce phénomène, de la diversité des parcours et des motifs de décrochage des jeunes, et donc la connaissance des logiques d’actions individuelles est un enjeu primordial dans la phase amont d’élaboration puis de déploiement des politiques publiques pour la lutte contre le décrochage scolaire. Identifier ainsi les populations ou les zones sur lesquelles concentrer les moyens permet d’avancer vers une recherche d’efficience.
Les travaux menés au sujet des pratiques pluri-professionnelles de prévention et de lutte contre le décrochage scolaire et l’évaluation des conditions d’implantation et des usages d’outils spécifiquement développés, notamment pour promouvoir  et  améliorer  le  travail  collaboratif  de  prévention,  permettent  aux  initiateurs  d’actions  de  mobiliser l’ensemble des leviers nécessaires à l’atteinte des objectifs initialement fixés. Les pratiques d’évaluation du Céreq et notamment la posture d’évaluation « chemin faisant » permettent des ajustements au cours du déploiement des
dispositifs publics.
En mobilisant des approches d’évaluation quantitatives, éventuellement randomisées, et qualitative « chemin faisant », ou en réalisant des enquêtes de suivi ciblées, le Céreq peut accompagner les Régions dans leur prise en charge de cette thématique en assurant ainsi ses missions de service public et en approfondissant son expertise.

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Fiche Décrochage scolaire

 

 

 

CONTACT :
Aline VALETTE-WURSTHEN
Partenariats régionaux
04 91 13 28 52

 

Références bibliographiques

POUR ALLER À L’ESSENTIEL :

 L'Atlas des risques sociaux d'échecs scolaire. L'exemple du décrochage France Dom-Tom

 Gérard Boudesseul, Patrice Caro, Yvette Grelet, Laure Minassian, Olivier Monso, Céline Vivent. Nouvelle édition - coédition Céreq,  coéditée par le centre associé au Céreq pour la région Normandie - laboratoire Espaces et Sociétés, UMR CNRS ESO, et la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) - ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Paris, 2016, 160 p.

Tous » mobilisés contre le décrochage scolaire. Variations autour d’un mot d’ordre national

Bref n°345 (4 pages), avril 2016. Dominique Maillard, Fanette Merlin, Pascal Rouaud, Manon Olaria (Collab.).
Le plan national contre le décrochage scolaire, lancé à la rentrée 2014, entend renforcer la collaboration entre les professionnels de l’éducation pour améliorer la prévention du phénomène. L’expérience des groupes de prévention du décrochage scolaire (GPDS) montre comment les chefs        d’établissement ont composé avec ce mot d’ordre national et comment, dans le contexte local des établissements, l’idée du travail collaboratif prend des formes concrètes plurielles.

Évaluer un dispositif de lutte contre la rupture scolaire

Bref n°307 (4pages), mars 2013. Pascale Rouaud.
Un dispositif expérimental visant à favoriser le retour vers une formation qualifiante de jeunes non diplômés en rupture scolaire a été évalué par le Céreq. L’absence d’impact sur les parcours mesurés par une méthode randomisée contraste avec la satisfaction des acteurs et des bénéficiaires.

Les risques sociaux du décrochage : vers une politique territorialisée de prévention ?

Bref n°304 (4 pages), décembre 2012. Gérard Boudesseul, Yvette Grelet Céline Vivent.
Les moments de rupture éducative ne sont généralement que la face visible et brutalement émergente d’un malaise de longue durée chez les jeunes. S’il est toujours difficile de mettre fin aux sorties de formation initiale, agir sur l’ex-position au risque de décrochage n’aurait-il pas quelque effet ? Une action sur les contextes serait alors à mener en parallèle avec les suivis individuels souvent préconisés.

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