Au sein des sciences humaines et sociales, les parcours et les débouchés
professionnels différencient nettement ceux qui ont suivi des études littéraires et ceux qui ont opté pour le droit, l’économie ou la gestion. Si près de la moitié des
diplômés de lettres et sciences humaines (LSH) deviennent enseignants, une partie non négligeable travaille néanmoins dans le
secteur privé. Mais pour ces derniers, les conditions d’emploi y sont souvent difficiles car les entreprises peinent à identifier et reconnaître leurs compétences.
La professionnalisation de l’enseignement supérieur est souvent justifiée par une indéniable meilleure
insertion des jeunes sortants des filières professionnelles en regard des sortants des filières générales. Une
hypothèse est alors érigée en évidence : c’est la formation elle-même qui apporte cet avantage comparatif.
Net-Doc n° 67, août 2010 Nathalie Moncel
L’enquête Génération 2004 décrit les trajectoires d’emploi des jeunes sortis diplômés de l’enseignement
supérieur en 2004. Elle nous renseigne ainsi sur la qualité des emplois occupés par ces débutants au cours de
leurs trois premières années de vie active.
Net-Doc n°66, août 2010 Jean-Jacques Arrighi, Virginie Mora
Les décideurs de l’alternance, partenaires sociaux, centres de formation et élus régionaux, déplorent
régulièrement la concurrence entre les contrats de professionnalisation et les contrats d’apprentissage. Une
concurrence à priori injustifiée qui nuirait à une allocation optimale des ressources.
L’image d’une concurrence indifférenciée ne résiste pourtant pas à l’observation. L’analyse des
contrats signés par les jeunes d’une cohorte entrant dans la vie active - la Génération 2004 - montre que les
territoires de prédilection des deux contrats ne se recouvrent que très partiellement.
Bref, n° 273, avril 2010
Véronique Simon, Aline Valette
40 % du chiffre d’affaires de la formation professionnelle continue est réalisé par des prestataires n’affichant pas la formation comme activité principale exercée (APE). La
vision habituelle de l’offre de formation continue n’intègre pas l’activité de ces prestataires et ne reflète donc pas la spécificité de leurs prestations. Ils se situent, avec leurs clients, dans une relation de service bien éloignée d’une vente de formation sur catalogue.
Relief n°31, juin 2010.
Deuxièmes rencontres interrégionales Céreq - DARES - inter CARIF OREF.
Ces rencontres se sont tenues à Lyon le 22 septembre 2009. Cette manifestation qui s’adresse à l’ensemble des intervenants de l’emploi, de l’orientation, de la formation et de l’insertion en région a rassemblé près de 300 personnes. Cette année, c’est la question des mobilités déclinées dans ses différentes acceptions qui a fait l’objet de toutes les attentions : mobilité professionnelle, mobilité sectorielle, mobilité géographique. La première manifestation du genre avait eu lieu à Marseille en novembre 2007 sur « l’expertise formation emploi à l’épreuve des territoires ».
Ce document de travail compare les filières STS et IUT, sur lesquelles le débat public actuel est actif . En 2004, 79 000 jeunes titulaires d’un BTS ou d’un DUT sont entrés sur le marché du travail. Pour
mesurer l’importance prise par ces deux filières de formation, il faut ajouter à ce chiffre les 150 000 jeunes sortants de l’enseignement supérieur cette même année et qui avaient intégré ces filières sélectives après leur baccalauréat : 105 000 en STS, 43 000 en IUT. Analyser où sont allés ces jeunes à la suite de leur formation en STS ou en IUT pose, en miroir, la question de savoir d’où ils viennent, quelles ont été leurs conditions
d’orientation (Partie II), leurs itinéraires dans l’enseignement supérieur et les conditions de leur
insertion dans l’emploi au cours de leurs trois premières années de vie active.
Net-Doc n° 64. Juillet 2010
Julien Calmand (Céreq) et Jean-François Giret (IREDU)
Sortir avec un diplôme élevé de l'enseignement supérieur protège du chômage : si cette constatation s'avère
globalement juste, elle est fausse pour le doctorat.
Cette note propose une présentation méthodologique de l’enquête « Génération 2004 », collectée par téléphone en 2007 après des jeunes sortis de formation initiale trois ans auparavant.
Training and Employment n° 87. July-August, 2010. Chantal Labuyère and Nathalie Quintero, in cooperation with Anne Delanöe (Céreq)
Applicants undertaking VAE procedures are not all on an equal footing. 70% of those applying for level 5 qualifications (ISCED level 2) are employed in the field
of healthcare and socialwork. The associations in this sector provide a particularly favourable context for making VAE applications, thanks to the active policies they adopt. They
provide their employees with support and cover the cost of accompanying and even training them. Completing the procedure successfully depends on acomplex set of factors. The main challenges ahead are
reducing the drop-out rates and simplifying the whole procedure.
Les thèmes suivants sont traités dans ce numéro : l'enseignement supérieur en France, en Angleterre, la profession d'avocat, une comparaison entre la construction du groupe professionnel des restaurateurs d'œuvres d'art en France et aux États-Unis, la mobilité géographique et l'insertion des jeunes.
Bref, n°272, mars 2010.
Benoît Cart, Marie-Hélène Toutin Trelcat(CLERSE, Centre associé au Céreq pour la région Nord-pas-de-Calais), Valérie Henguelle (Université d’Artois)
Pour diminuer efficacement le nombre de ruptures de contrats d’apprentissage, une connaissance fine de leurs motifs est nécessaire. En effet, certaines ruptures n’ont pas de conséquences
négatives. D’autres apparaissent difficiles à éviter.
En France, la nomenclature des catégories socioprofessionnelles définit des «professions intermédiaires» hiérarchiquement situées entre le groupe des cadres et celui des employés et des ouvriers. Cette synthèse de travaux menés dans les trente dernières annéespermet de mieux appréhender trois grandes catégories de professions intermédiaires constituées par les techniciens, les administratifs et les commerciaux.
XVIIes journées d’étude sur les données longitudinales dans l’analyse du marché du travail, Marseille, 27-28 mai 2010 Relief n° 30, mai 2010, 338 p.
Edité par Thomas Couppié, Dominique Epiphane, Jean-François Giret, Yvette Grelet, Isabelle Recotillet, Emmanuel Sulzer et Patrick Werquin
Net.doc n° 62, mai 2010, 151 p.
Valérie Gosseaume*, Gérald Houdeville**, Laëtitia Poulain* et Laurent Riot*
Depuis une trentaine d’années, le développement de l’aide à la personne est allé de pair avec la multiplication du nombre de diplômés dans ces professions.
La professionnalisation qui en découle serait en effet le gage de l’émergence de services de qualité. Mais que signifie concrètement se professionnaliser dans des activités de ce type ? Comment la formation s’intègre dans la trajectoire des personnes qui s’y inscrivent ? Quelles représentations professionnelles les intervenants, au sein des lieux de formation, contribuent-ils à forger ? Quelles sont les caractéristiques de la population formée, quelles sont les motifs et les parcours qui les conduisent à ces formations ?... Lire la suite de la synthèse [pdf, 1p.]