Nef
Publié le 1 janvier 2004

Femmes à l'entrée du marché du travail : un retard salarial en partie inexpliqué

Arnaud Dupray, Stéphanie Moullet

  • Nef n°12
  • janvier 2004

INEGALITES, FEMME, MARCHE DU TRAVAIL, INSERTION PROFESSIONNELLE, DIVISION SEXUELLE DU TRAVAIL, INEGALITE SALARIALE, EMPLOI DES FEMMES, SALAIRE, ENQUETE GENERATION 98, MODELISATION, EUROPE, FRANCE

ISBN 978-2-11-094743-7

Ce document analyse la formation des disparités de salaire entre hommes et femmes travaillant dans le secteur privé au cours des trois premières années de vie active. Il s'appuie sur les données de l'enquête Génération 98 du Céreq et a pour objectif de rendre compte des différences de niveau de salaire sur la base de la rémunération perçue au premier emploi et de celle perçue dans l'emploi occupé trois ans après la fin de la formation initiale. L'origine de ces différences est ensuite analysée par la méthode de décomposition de Oaxaca. Ce document met en outre au jour deux autres sources possibles de discrimination : l'une renvoyant à l'existence éventuelle de barrières à l'entrée dans l'emploi, l'autre relevant des caractéristiques qui influencent l'accès à l'emploi et le salaire. Enfin, les modes de progression de carrière étant différents selon que les jeunes privilégient au cours de leurs premières années de vie active la mobilité ou, au contraire, l'ancienneté dans l'entreprise, les auteurs procèdent à des analyses séparées selon ces deux critères. Ils décomposent également l'écart de salaire entre hommes et femmes qui ont été mobiles selon que celle-ci est de nature volontaire ou contrainte (fin de contrat temporaire, licenciement). Entre mobilité et stabilité, ils dégagent en outre le meilleur itinéraire de progression de carrière pour chacun des deux sexes, au regard de l'évolution de salaire au cours des trois premières années de vie active.

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