Nef

Le congé individuel de formation en Île-de-France : qui s'en empare et à quelles fins ?

Publié le 1 janvier 2007

Le congé individuel de formation en Île-de-France : qui s'en empare et à quelles fins ?

Alexandra D'Agostino, Martine Möbus

  • Nef n°26
  • janvier 2007

CONGE DE FORMATION, TYPOLOGIE, ILE DE FRANCE, CHEMINEMENT PROFESSIONNEL, MOBILITE PROFESSIONNELLE, NIVEAU DE FORMATION, REPRESENTATION DE LA FORMATION, COMPARAISON, ENQUETE, FRANCE

ISBN 978-2-11-095587-6

L'enquête conduite auprès des bénéficiaires d'un congé individuel de formation (CIF), dans le domaine de compétences du Fongecif Île-de-France, a permis d'une part de caractériser l'espace décisionnel à l'origine de leur demande de CIF, et d'autre part de connaître leur devenir professionnel à court terme. D'une manière générale, le CIF est avant tout perçu comme un dispositif porteur d'aspirations, un vecteur de mobilités professionnelles. Les « stratégies d'évolution » sont l'épicentre de l'initiative des bénéficiaires et ces derniers souhaitent avant tout se reconvertir professionnellement. Les perceptions sont toutefois sensiblement différentes pour les bénéficiaires selon leur statut - contrat à durée indéterminée (CDI) ou contrat à durée déterminée (CDD) - au moment de la demande de CIF. De fait, après leur sortie de formation, 41 % des bénéficiaires ont changé de profession, 32 % ont changé d'employeur, et autant (31 %) occupent un emploi de niveau de qualification supérieur. Sur le volant de la sécurité de l'emploi, le bilan est en revanche plus mitigé, avant tout pour les bénéficiaires anciennement titulaires d'un CDD au moment de la demande : un quart d'entre eux ont désormais un emploi stable et 44 % sont sans emploi. Cette proportion chute considérablement pour les titulaires d'un CDI, mais elle atteint tout de même 16 %. Au total, un cinquième des bénéficiaires sont sans emploi après leur sortie de CIF.

Haut de page