Working paper

Les jeunes femmes investissent les études supérieures, mais pas encore les écoles d'ingénieurs

Publié le 4 janvier 2018

Les jeunes femmes investissent les études supérieures, mais pas encore les écoles d'ingénieurs

Eloïse Corazza

  • Working paper n°5
  • janvier 2018

ingénieurs, femmes, enseignement supérieur, diplôme, insertion

Le vingtième siècle a vu une forte croissance du nombre d’étudiantes, pourtant largement minoritaires en début de siècle. Désormais, 57% des étudiants à l’université sont des femmes. Elles représentent plus de la moitié des étudiants en licence et en master, mais elles sont minoritaires dans les formations sélectives telles que les DUT, les écoles d’ingénieurs, les classes préparatoires aux grandes écoles. Elles sont aussi très peu nombreuses dans la plupart des formations industrielles à l’université.

Les jeunes femmes ont de meilleurs résultats scolaires que les jeunes hommes et pourtant elles choisissent plus souvent que leurs camarades masculins de faire des études scientifiques à l’université, plutôt qu’en école d’ingénieurs. En effet, même si on assiste à une lente féminisation de ces cursus, les jeunes femmes y restent largement minoritaires.

Les diplômé.e.s d’école d’ingénieurs ont des conditions d’insertion sur le marché du travail très favorables. De fait, les indicateurs traditionnels tels que le temps d’accès à l’emploi, le temps d’accès à l’EDI, ou encore le temps passé en emploi depuis la fin des études ne sont pas très pertinents pour évaluer les différences genrées. Par contre, lorsqu’on s’intéresse au salaire, on remarque que les jeunes femmes accusent un retard. De la même façon, elles sont moins souvent encadrantes que leurs homologues masculins et bénéficient de moins de promotions. En outre, elles sont plus souvent déclassées. En définitive, la situation des jeunes femmes ingénieures sur le marché du travail s’avère moins favorable que celle de leurs collègues masculins.

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