Working paper, n° 38, Février 2026, 18 p .

De l’attrait à la réalité : l’accès à la fonction publique six ans après la sortie des études

Publié le
11 Février 2026

Dans un contexte de renouvellement des effectifs de la fonction publique, la question de son attractivité auprès des jeunes devient centrale. Cette étude à partir des données Génération 2017 et un recul de six années depuis la fin des études, analyse dans quelle mesure la proximité ou l’éloignement de la fonction publique se sont traduits par des trajectoires d’insertion dans la vie professionnelle différentes. Cette durée de six années est d’autant plus nécessaire que l’âge moyen d’entrée dans la fonction publique est assez tardif (35 ans) (DGAFP-SDessi, 2025). À trois ans et à six ans après la sortie des études, les taux d’emploi, d’emploi stable (CDI ou fonctionnaire) et de temps partiel des jeunes de la Génération sont ainsi observés par secteur et par groupe de proximité avec la fonction publique. L’analyse est enrichie d’une variable de préférence pour la fonction publique à la sortie des études. Les résultats montrent que l’attrait pour la fonction publique, ou à l’inverse son évitement, se construisent précocement et sont fortement corrélés au secteur d’emploi occupé six ans après la sortie de la formation initiale. Ces constats soulignent l’importance de politiques publiques de sensibilisation en amont de l’entrée sur le marché du travail. 

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Étude produite par le service statistique ministériel de la fonction publique (DGAFP-SDessi) dans le cadre du groupe d'exploitation Génération 2017.

Résumé 

  • En 2023, 13 % des jeunes travaillent dans le secteur public six ans après la fin de leurs études. Un peu moins de la moitié de ces agents publics avaient, dès la sortie de leurs études, une préférence pour ce secteur. Cet attrait pour le public tombe à 5 % chez les jeunes salariés du secteur privé. Parmi ceux qui travaillaient déjà dans le public en 2020, 76 % y travaillent encore, 16 % ont choisi le secteur privé et 8 % sont sans emploi. Parmi ceux qui étaient fonctionnaires, 87 % le sont encore. Parmi ceux qui ont quitté le secteur public, 67 % travaillent dans le privé (en CDI une fois sur deux), 82 % avaient le statut de contractuel et 18 % celui de fonctionnaire en 2020.
  • On distingue deux vagues de jeunes sortis de formation initiale en 2017 entrés dans la fonction publique. Les premiers sont entrés dans les trois ans suivant la fin de leurs études. Parmi eux, 61 % sont diplômés du supérieur et 41 % ont acquis le statut de fonctionnaire avant 2020. Les seconds sont entrés plus tard, entre trois et six ans après la fin de leurs études. Ils sont 52 % à être diplômés du supérieur et 32 % à avoir le statut de fonctionnaire en 2023. 
  • En 2023, 91 % des jeunes de la Génération en emploi travaillent à temps plein et 9 % à temps partiel, contre respectivement 84 % et 16 % en 2020. Dans le public, la proportion de jeunes travaillant à temps partiel n’a pas baissé : ils étaient 13 % en 2020, contre 14 % en 2023, en lien avec la forte représentation des femmes dans ce secteur, plus souvent à temps partiel que les hommes.

 

Table des matières

  • Données et méthodologie
  • Jeunes entrés tôt dans la fonction publique : un sur trois a un bac+5 ou un doctorat
  • Un taux d’emploi des jeunes en hausse de 7 points entre 2020 et 2023
  • Près de la moitié des jeunes agents publics en 2023 avaient une préférence pour ce secteur dès la fin de leurs études
  • Sept jeunes agents publics sur dix ont un emploi stable
  • Plus de fonctionnaires parmi les entrées précoces dans la fonction publique
  • Temps partiel : les jeunes du secteur public sont plus concernés en 2023

 

 

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