Being a mentor in a company: a challenging role
In companies, the induction and training of work-study students, interns, new recruits or colleagues on secondment is generally provided by an existing employee. Whilst frequently overlooked, this mentoring role should not be considered a simple addition to routine activities. This Céreq Bref report provides a quantitative and qualitative analysis of this professional practice, emphasising the challenges of promoting it and integrating it into company policies.
Plus de 25% des salariés déclarent avoir eu durant l'année écoulée un rôle de tuteur ou de formateur au sein de leur entreprise. Cette proportion, stable depuis 2010, souligne l'importance du tutorat notamment dans les processus de recrutement et d’intégration. Loin d'être une simple extension de l'activité quotidienne, le tutorat génère pression temporelle et fatigue chez un salarié sur quatre qui l'exerce. Cette nouvelle étude du Céreq, croisant données quantitatives - 10 858 salariés interrogés - et analyses qualitatives dans les secteurs du travail social, de l’aéronautique, des services à la personne et des métiers de la sécurité, éclaire les conditions de travail réelles des tuteurs et révèle les enjeux de reconnaissance de cette fonction stratégique pour les entreprises.
Éléments clés à retenir
- Plus de 25 % des salariés déclarent avoir exercé un rôle de tuteur ou de formateur au cours de l’année écoulée, une proportion stable depuis 2010.
- Les tuteurs sont majoritairement âgés de 35 à 44 ans et appartiennent plus souvent aux catégories des cadres et professions intermédiaires qu’aux catégories ouvrières ou employées.
- 46 % des tuteurs dépassent régulièrement leurs horaires de travail, contre 30 % des autres salariés, illustrant la charge supplémentaire liée à cette mission.
- 27 % des tuteurs déclarent devoir traiter trop rapidement certaines opérations, contre 17 % des autres salariés, en raison des contraintes de temps.
- 25 % des tuteurs ressentent fatigue et lassitude, contre 20 % des salariés n’exerçant pas cette fonction.
- Le tutorat favorise l’évolution professionnelle : 10 % des tuteurs ont bénéficié d’une formation liée à un futur poste, contre 5 % des autres salariés, mais cette mission reste encore peu reconnue et rarement valorisée par les entreprises.
-
APA
Cadet, J., Mahlaoui, S., Maire, E., Mardon, C., et Volkoff, S. (2025). Avoir un rôle de tuteur en entreprise : un travail qui ne va pas de soi, Céreq Bref, (473). https://www.cereq.fr/en/being-mentor-company-challenging-role
-
MLA
Cadet, Jean-Paul, Samira Mahlaoui, Emeline Maire, Céline Mardon et Serge Volkoff. «Avoir un rôle de tuteur en entreprise : un travail qui ne va pas de soi». Céreq Bref, n° 473, 2025, p. 1-4. https://www.cereq.fr/en/being-mentor-company-challenging-role
-
ISO 690
CADET, Jean-Paul, MAHLAOUI, Samira, MAIRE, Emeline, MARDON, Céline et VOLKOFF, Serge, 2025. Avoir un rôle de tuteur en entreprise : un travail qui ne va pas de soi. Céreq Bref, 2025, n° 473, p. 1-4. https://www.cereq.fr/en/being-mentor-company-challenging-role
Si le tutorat en entreprise peut être exercé à différents titres (pour former, intégrer, faire découvrir des métiers…), avec des intensités et des temporalités très distinctes, il est souvent présenté comme une évidence [1]. Défini comme « activité de personne à personne » permettant à un tutoré « d’acquérir ou de développer des compétences grâce à la contribution d’un salarié expérimenté appelé “tuteur” » [2], il signe la montée en puissance d’enjeux comme la capacité à réussir des processus de recrutement et d’intégration en contexte de tensions sur le marché du travail, ou à renouveler des personnels du fait de départs importants à la retraite. Les tuteur·ices qui le pratiquent tendent pourtant à être perçu·es comme des figures « naturelles » amenées, vu leur ancienneté, à transmettre aisément leurs savoirs à des plus jeunes dans la continuité de leur activité quotidienne. En outre, quand bien même il est valorisé, ce rôle comme les conditions de travail des personnes qui l’endossent, et les modalités de sa reconnaissance semblent insuffisamment documentés et pris en compte dans les régulations et les politiques d’entreprise [3].
Qui sont donc les tuteur·ices ? Dans quelles conditions ces personnes travaillent-elles et exercent-elles leur mission de tutorat ? Comment affrontent-elles cette charge supplémentaire dans leur quotidien ? En croisant des données quantitatives sur leurs profils et conditions de travail, et des matériaux qualitatifs sur leur expérience du tutorat, ce Céreq Bref éclaire cette fonction clé au plus près du réel.
Download (PDF / 4 pages - French only)


