“Prépas apprentissage” (preparatory courses for apprenticeships): rationale for action and impact on young people

Céreq Bref, n° 461, 21 November 2024, 4p.

Experimented for 5 years, the ‘Prépa apprentissage’ scheme is part of the training support strategy introduced as part of the ‘Plan d'investissement dans les compétences’ (Skills Investment Plan). Aimed at the most vulnerable among young people, the preparatory courses are designed to give them the opportunity to get to grips with the world of work. Depending on the participants and the young people involved, it can range from a simple initiation to apprenticeship to an orientation towards a particular sector or a specific “CFA” (apprenticeship training centre). As the experiment draws to a close, this Céreq Bref presents the results of a qualitative evaluation of the scheme, carried out on behalf of Dares by the firms Orseu Recherche & études, Itinere Conseil and Céreq's associated centre in Lille.

Download (PDF / 4 pages - French only)

 

Depuis son lancement en 2018 dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC), le dispositif « Prépa apprentissage » a offert un tremplin unique à plus de 61 000 jeunes vulnérables en les préparant à intégrer des parcours d’apprentissage. À l’approche de la fin de cette expérimentation prévue le 31 décembre 2024, ce nouveau Céreq Bref présente un bilan qualitatif des cinq années écoulées et met en lumière les succès et les enseignements clés de ce programme. Cette évaluation a été menée pour la DARES par les cabinets Orseu Recherche & études, Itinere Conseil, et le centre associé au Céreq à Lille
 

Éléments clés à retenir

  • Plus de 61 000 jeunes vulnérables ont bénéficié du dispositif depuis son lancement en 2018, dans le cadre d’une expérimentation destinée à faciliter l’accès à l’apprentissage.
  • Le programme ciblait prioritairement 75 000 jeunes de 16 à 29 ans sans emploi ni formation, de niveau infra-bac, résidant en quartiers prioritaires, en zones rurales à revitaliser ou en situation de handicap.
  • 144 projets de prépa apprentissage ont été déployés entre 2019 et 2021 afin de sécuriser les parcours d’entrée dans l’apprentissage et limiter les risques de rupture de contrat.
  • Deux modèles de prépas coexistent : les prépas généralistes, centrées sur la découverte des métiers, la remobilisation et la construction du projet professionnel, et les prépas sectorielles, tournées vers un secteur précis et souvent organisées par les CFA.
  • Le dispositif joue un rôle important d’intermédiation avec les entreprises grâce aux immersions, stages et accompagnements individualisés qui facilitent la rencontre entre jeunes et employeurs.
  • Au-delà de l’orientation, les prépas ont permis de développer des compétences techniques et comportementales, de renforcer la confiance des participants et d’élargir le vivier de candidats pour les entreprises.

Lancé en novembre 2018 par un appel à projets dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC), le dispositif « prépa apprentissage » vise à offrir aux jeunes les plus vulnérables un accompagnement personnalisé vers cette voie de formation, dans une logique de sas et de préparation en amont de l’entrée en formation [2]. Dans ce cadre, 144 projets de prépas ont été sélectionnés et ont démarré entre 2019 et 2021. 
Leur objectif est à la fois de faciliter l’accès à l’apprentissage et de sécuriser le parcours des apprentis. Les enjeux sont d’éviter les ruptures de contrats et d’amplifier le développement de l’apprentissage, qui connait plusieurs bouleversements sur la période : d’abord avec l’entrée en vigueur d’une réforme en profondeur du cadre de l’apprentissage avec la Loi du 5 septembre 2018 ; ensuite, à partir de la mi-2020 dans le contexte du plan de relance « 1 jeune/1 solution », avec des incitations financières massives via l’aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis. 
Le dispositif « prépa apprentissage » s’adresse aux jeunes de 16 à 29 ans révolus (sans limite d’âge pour les travailleurs handicapés). Il cible initialement 75 000 jeunes ni en emploi, ni en formation, de niveau infra-bac, résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ou dans les zones rurales à revitaliser (ZRR), ainsi que les personnes en situation de handicap. 

Information