Génération : les rouages de l'enquête
Le dispositif Génération propose un questionnement, une méthodologie et un cadre d'analyse homogène pour tous les jeunes interrogés, quels que soient le parcours scolaire, les diplômes obtenus, les domaines et voies de formation, contrairement à d'autres enquêtes d'insertion qui visent des publics segmentés. Grâce à un questionnaire détaillé et un échantillon important, il permet de décrire le parcours d’insertion en fonction des caractéristiques de la formation initiale et d’autres données individuelles.
Organisme producteur, maitrise d’œuvre et maitrise d’ouvrage |
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Champ des enquêtes | Pour une Génération « n », les individus interrogés sont les individus « primo-sortants » de formation initiale au cours de l’année scolaire (n-1)/n. Dans « primo-sortants » sont inclus les individus ayant interrompu momentanément leurs études par le passé. Tous les niveaux et domaines de formations de sortie sont concernés et les individus sont interrogés qu’ils en sortent diplômés ou non. De façon plus précise, les critères d’éligibilité pour être dans le champ de l’enquête sont les suivants : D’une enquête à l’autre, certains critères ont pu légèrement évoluer : |
Base de sondage | Il n’existe pas de base nationale d’élèves nominative couvrant l’ensemble des sortants du système éducatif une année donnée. Le Céreq constitue donc cette base de sondage pour chaque Génération, à partir de différentes sources et en opérant divers retraitements. Pour cela, deux principales opérations de collecte ont lieu pour récupérer des listes nominatives d’élèves ou d’étudiants inscrits dans les établissements français, incluant quand c’est possible les coordonnées postales, téléphoniques et électroniques : Une fois cette collecte réalisée, un travail d’appariement de fichiers est effectué pour éliminer les élèves ayant poursuivi leurs études au cours de l’année suivant celle concernant la Génération interrogée : pour une Génération « n », il s’agit de repérer parmi les élèves inscrits en (n-1)/n ceux également inscrits dans un établissement en n/(n+1), afin de les éliminer de la base de sondage. Cette base comporte un défaut de sous-couverture (environ 90% des élèves identifiés dans le champ figurent dans la base), ainsi qu’un défaut de sur-couverture (de nombreux individus hors champ demeurent et sont repérés au moment de la collecte). |
Protocole de collecte | Jusqu’à la Génération 2013, le protocole était un protocole monomode téléphonique, avec envoi de courriers/mails avis au démarrage de l’enquête. A partir de la Génération 2017, le protocole de collecte évolue vers du multimode internet – téléphone, séquentiel et concurrentiel. Après envoi des courriers/mails avis au démarrage de l’enquête : - Une première phase d’un mois consiste à privilégier la collecte internet en ne contactant par téléphone que les individus n’ayant pas pu recevoir la « lettre avis » - Une seconde phase, d’environ un mois et demi, consiste à appeler l’ensemble de l’échantillon non répondant, y compris ceux ayant démarré leur questionnaire sans le terminer. Dans cette phase, il est proposé aux individus joints par téléphone de poursuivre le remplissage par internet ou par téléphone - La troisième phase, dite de rattrapage, consiste à contacter les individus n’ayant pas commencé ou terminé leur questionnaire dans le but de compléter l’enquête uniquement par téléphone. Le Cawi reste ouvert, mais les enquêteurs ne proposent plus ce choix en première intention. |
Échantillonnage et pondération | L’enquête Génération est ouverte à des partenariats, avec des acteurs intervenant dans le domaine de l’emploi et de la formation, pour répondre à des besoins de connaissance spécifiques. Elle offre la possibilité d’extensions d’échantillons (pour disposer d’un nombre conséquent de répondants). Pour chaque Génération, un échantillon est construit de manière à être représentatif du champ Céreq et afin de satisfaire les demandes en nombre de questionnaires des partenaires d’extensions. Il répond également au besoin d’assurer un nombre suffisant de répondants pour la ré-interrogation à 6 ans, en anticipant la non-réponse et l’attrition. Les échantillons du tronc commun (échantillon Céreq) et des extensions ont été tirés indépendamment par tirage stratifié à probabilité inégale, puis combinés en post-collecte par un partage des poids. Le redressement de l’enquête consiste à corriger la non-réponse par la méthode des groupes de réponse homogène. Un coefficient de correction du taux de couverture est ensuite appliqué. Il permet de pallier les défauts d’exhaustivité de la base de sondage. Enfin, un calage est réalisé à partir d’effectifs de sortants par genre et plus haut niveau de diplôme (PHD). Les données d’effectifs utilisées sont publiées par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) qui mobilise l’enquête emploi et le recensement de la population de l’Insee. |
Pour en savoir plus, des publications méthodologiques issues des enquêtes Génération sont disponibles :
- Enquête 2016 auprès de la Génération 2013 : méthodologie et bilan, coord. par Manon OLARIA, Céreq Etudes, n° 53, Février 2024.
- Note sur l’attrition et la déformation de l’échantillon des enquêtes - Enquête Génération 2010, Céreq Etudes n°28, 2019.
- Bilan méthodologique- Enquête Génération 2010, Interrogation 2013, Céreq Etudes n° 25, 2019.
- "L’apport des enquêtes générations à l’étude de l’insertion professionnelle des étudiants". Calmand Julien et Ménard Boris, in Philippe Cordazzo (dir) : Parcours d’étudiants : Sources, enjeux et perspectives de recherche, Paris : Ined, coll. Grandes enquêtes, 2019.
- Enquête "Génération 2004" : méthodologie et bilan, 1ère interrogation - printemps 2007, Net.Doc n° 63, 2010
- Les enquêtes "Génération" du Céreq. Éléments de bilan, Nef n° 28, 2008.