Relief, n° 37, Mai 2012, 342 p.

Mobilités et changements de catégories : portée et limites des données longitudinales

De nombreuses recherches ont déjà démontré l'apport des données longitudinales pour déchiffrer le passage d'un état à un autre, et signaler des états transitoires, précaires ou durables, plus ou moins réversibles, plus ou moins ajustés aux attentes et aux dispositifs, en particulier entre formation et emploi. Des catégories ont été construites à l'appui de réflexions interdisciplinaires, telles que celles de transition, de cheminement long, de parcours, de carrières et bien d'autres. Dans un contexte sociétal où tout semble changer en même temps et où il est difficile de démêler les effets structurels et conjoncturels, ces avancées incitent aujourd'hui à attaquer de front la question complexe de la mobilité, qui a bien sûr été abordée mais n'a jamais fait l'objet central d'un appel à contribution des JDL . Du reste, le pluriel convient mieux. En partant des acquis de spécialistes de la mobilité sociale, peuvent être distinguées les mobilités observées classiquement et d'autres formes plus complexes et plus difficiles à reconstruire.

 

 

Citer cette publication

Boudesseul Gérard, Caro Patrice, Couppié Thomas, Giret Jean-François, Grelet Yvette, Werquin Patrick, Mobilités et changements de catégories : portée et limites des données longitudinales, Relief, n° 37, 2012, 342 p. https://www.cereq.fr/mobilites-et-changements-de-categories-portee-et-limites-des-donnees-longitudinales